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Société

Quatre hectares, des treillis : l'armée gabonaise se met à l'agriculture

À Plaine Ayémé, des militaires cultivent la terre pour incarner le concept « Armée-Nation ».

À Ntoum, des soldats en treillis labourent quatre hectares de terre. La ministre d'État à la Défense, Brigitte Onkanowa, s'est rendue sur ce site pilote. Objectif affiché : faire des Forces de défense un acteur du développement agricole.

Militaires en treillis dans un champ agricole au Gabon
Sur ce site pilote de Plaine Ayémé, des militaires cultivent quatre hectares de terre.

Un champ pas comme les autres

À Plaine Ayémé, dans la commune de Ntoum, le décor surprend. Sur quatre hectares, ce ne sont pas des paysans qui travaillent la terre, mais des militaires en treillis. Binage, semis, entretien des parcelles : les gestes agricoles remplacent, pour un temps, les exercices de manœuvre.

Ce site est présenté comme pilote. La visite récente de la ministre d'État à la Défense, Brigitte Onkanowa, sur place vient confirmer l'intérêt porté par le gouvernement à cette initiative.

Le concept « Armée-Nation »

L'idée derrière ce projet porte un nom : « Armée-Nation ». Il s'agit de repenser le rôle des forces de défense, traditionnellement cantonnées à la sécurité, pour en faire aussi des acteurs économiques.

L'agriculture serait le premier terrain d'expérimentation. Selon nos informations, cette démarche s'inscrit dans une volonté plus large de diversifier les missions de l'armée gabonaise et de la rapprocher des enjeux de développement du pays.

Ce que ça change, potentiellement

Si l'expérience de Plaine Ayémé se confirme et s'étend, elle pourrait ouvrir une nouvelle voie : celle d'une armée qui participe à la sécurité alimentaire du Gabon, un pays qui importe encore une grande partie de ce qu'il consomme.

Pour l'instant, l'information repose sur une source unique. Les contours précis du programme — budget, calendrier, extension à d'autres garnisons — restent à préciser. Tam-Tam suivra les prochaines annonces sur ce dossier.

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