Owendo : un centre agricole veut réduire la facture alimentaire du Gabon
Le CDDIA mise sur la recherche locale et la formation des jeunes pour produire davantage au pays.
Le Gabon importe une grande partie de ce qu'il mange, et ça pèse lourd sur les finances publiques. Au quartier « Ça m'étonne », à Owendo, le Centre de Démonstration et de Diffusion des Innovations Agricoles (CDDIA) affirme qu'une autre voie existe. Son pari : des techniques agricoles adaptées, made in Gabon, et une jeunesse formée pour les porter.

Une facture qui gonfle chaque année
Le constat n'est pas nouveau, mais il reste préoccupant. Selon les informations recueillies auprès du CDDIA, la dépendance alimentaire du Gabon coûterait plusieurs dizaines de milliards de francs CFA chaque année en importations. Riz, poisson congelé, légumes, viande : une bonne partie de ce qui remplit les assiettes gabonaises vient de l'étranger.
Ce chiffre, avancé par le centre lui-même, n'a pas encore été confronté à d'autres sources officielles. Il donne néanmoins la mesure du problème que le CDDIA entend attaquer.
Le pari de la recherche locale
Installé à Owendo, le CDDIA ne se contente pas de discours. Le centre dit valoriser la recherche scientifique nationale et expérimenter de nouvelles techniques culturales, pensées pour le climat et les sols gabonais plutôt que copiées sur des modèles importés.
L'idée derrière cette démarche : des cultures plus productives, mieux adaptées, capables à terme de remplacer une partie des importations. Une souveraineté alimentaire construite depuis le terrain, et non décrétée depuis un bureau.
Former les jeunes, la clé du relais
Autre pilier revendiqué par le centre : la formation des jeunes agriculteurs. Sans relève formée aux nouvelles techniques, l'innovation agricole reste lettre morte. Le CDDIA se positionne donc aussi comme un lieu d'apprentissage, où la théorie agronomique se transforme en gestes concrets sur des parcelles de démonstration.
C'est ce mot, « démonstration », qui donne son nom au centre. L'objectif affiché est de montrer, plutôt que d'expliquer, ce que peut donner une agriculture gabonaise mieux équipée.
Ce que ça change, concrètement
Si cette dynamique tient ses promesses, les bénéfices attendus touchent directement le quotidien : moins d'argent public dépensé à l'étranger, plus de produits locaux dans les marchés, et des débouchés pour une jeunesse souvent en quête d'activité.
À ce stade, les informations disponibles reposent sur une seule source et méritent d'être confirmées par d'autres retours de terrain. Tam-Tam suivra l'évolution de ce projet, notamment ses premiers résultats concrets sur les cultures expérimentées à Owendo.
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