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International

Sahel : le patron de l'Union africaine reçu par Assimi Goïta

À Bamako, Mahmoud Ali Youssouf pousse le dialogue entre l'UA et les régimes de la transition sahélienne.

Le président de la Commission de l'Union africaine est à Bamako ce lundi. Après un entretien avec le chef de la diplomatie malienne, il doit rencontrer le général Assimi Goïta. Objectif affiché : renouer le fil entre l'UA et l'Alliance des États du Sahel.

Rencontre diplomatique entre responsables africains dans un cadre officiel
Le président de la Commission de l'Union africaine multiplie les rencontres à Bamako pour renouer le dialogue avec le Mali.

Mahmoud Ali Youssouf enchaîne les rendez-vous à Bamako. Le président de la Commission de l'Union africaine (UA) a d'abord vu Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères. Ce lundi, il doit s'entretenir directement avec le général Assimi Goïta, chef de l'État malien.

Cette visite n'est pas un simple passage protocolaire. Elle s'inscrit dans une séquence diplomatique lancée par l'UA depuis mai 2025, avec un objectif clair : recoller les morceaux avec les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger, sortis de la CEDEAO et distants depuis plusieurs années de l'organisation continentale.

Pourquoi ce dialogue compte

Depuis les coups d'État successifs à Bamako, Ouagadougou et Niamey, les relations entre ces capitales et l'UA se sont fortement tendues. Les trois pays ont même suspendu leur participation à certaines instances de l'organisation.

Renouer ce fil, c'est tenter de replacer le Sahel dans le débat africain commun, alors que la région reste confrontée à une insécurité persistante et à un isolement diplomatique croissant vis-à-vis de plusieurs partenaires occidentaux.

Ce que ça change pour le continent

Une UA capable de parler à nouveau avec l'AES, c'est un canal de médiation en plus sur les questions sécuritaires qui débordent largement les frontières sahéliennes. Le Gabon, comme les autres États membres de l'organisation, a intérêt à une architecture continentale qui fonctionne : moins de blocs qui se tournent le dos, plus de coordination face aux crises régionales.

À ce stade, une seule source évoque cette rencontre avec Assimi Goïta. Aucun communiqué officiel de l'UA ou de la présidence malienne n'a encore confirmé le contenu des échanges. La prudence reste de mise sur les résultats concrets de cette démarche.

La suite

Les prochains jours diront si cette visite débouche sur des gestes concrets : reprise de la participation malienne à des instances de l'UA, calendrier de discussions élargi aux autres pays de l'AES, ou simple relance du dialogue sans avancée immédiate.

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