Un médicament vous a rendu malade ? Signalez-le, à Franceville aussi
L'Agence nationale du médicament étend à Franceville sa campagne « Signale ! » pour traquer les effets indésirables des médicaments.
L'ANMAPS a lancé mardi à Franceville sa campagne « Signale ! ». Le but : pousser patients et soignants à déclarer tout effet indésirable lié à un médicament. Un maillon de plus dans un système de surveillance renforcé depuis le Covid-19.

Un vertige après un traitement, une réaction cutanée après un vaccin, une allergie inattendue à un médicament : ces signaux, souvent passés sous silence, sont exactement ce que l'Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS) veut recueillir.
Mardi, à Franceville, capitale du Haut-Ogooué, l'agence a officiellement étendu à cette province sa campagne baptisée « Signale ! ». L'objectif est simple : inciter les patients comme les professionnels de santé à déclarer tout effet indésirable constaté après la prise d'un médicament.
Un système accéléré depuis le Covid-19
Selon le chef de mission de la pharmacovigilance de l'ANMAPS, Ulrick Jolhy Bivigou, cette initiative s'inscrit dans le renforcement du système national de pharmacovigilance, un dispositif dont l'accélération a été enclenchée depuis la pandémie de Covid-19. Cette période avait en effet mis en lumière l'importance de suivre en temps réel la sécurité des traitements et des vaccins administrés à grande échelle.
La pharmacovigilance, c'est justement ça : une veille permanente sur les effets, parfois inattendus, que peuvent provoquer les médicaments une fois mis en circulation. Plus les signalements remontent vite, plus les autorités sanitaires peuvent réagir tôt, retirer un lot, ajuster une notice ou alerter les prescripteurs.
Après Libreville, direction les provinces
La campagne n'est pas née à Franceville. Elle a d'abord été déployée à Libreville, avant d'être progressivement étendue aux chefs-lieux de province. Franceville marque donc une nouvelle étape de ce déploiement national, qui vise à couvrir l'ensemble du territoire gabonais.
Cette logique de proximité a du sens : un habitant du Haut-Ogooué n'a pas forcément le même accès à l'information sanitaire qu'un Librevillois. En rapprochant la campagne des populations, l'agence mise sur une remontée d'informations plus fidèle à la réalité du pays, loin des seules statistiques de la capitale.
Ce que ça change concrètement
Pour un patient gabonais, signaler un effet indésirable n'a rien d'anodin : c'est participer, à son échelle, à la sécurité de tous. Un signalement isolé peut sembler insignifiant, mais multiplié, il permet de détecter des tendances, parfois des risques sérieux, avant qu'ils ne se généralisent.
Les détails pratiques sur les modalités de signalement — plateforme, numéro dédié ou formulaire — n'ont pas encore été précisés selon nos informations. L'essentiel, pour l'instant, est de retenir le principe : tout effet inhabituel après un traitement doit être rapporté, et non gardé pour soi.
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