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Société

82 dossiers d'enfants jugés dès maintenant dans 8 villes du Gabon

Les sessions criminelles pour mineurs ont démarré le 11 août à Libreville, Port-Gentil et six autres tribunaux du pays.

Le compte à rebours judiciaire est lancé. Depuis le 11 août, huit tribunaux gabonais jugent des mineurs accusés de crimes graves. Au total, 82 dossiers attendaient ce moment, certains depuis des mois.

Bâtiment d'un tribunal gabonais, symbole de l'ouverture des sessions criminelles pour enfants
Le tribunal pour enfants de Libreville a ouvert sa session criminelle le 11 août avec deux premiers dossiers.

Libreville, 8h30. Deux dossiers sont appelés à la barre du tribunal pour enfants. Ce mardi 11 août marque le lancement des sessions criminelles pour enfants (SCE) de l'année judiciaire 2025-2026, dans la quasi-totalité des juridictions spécialisées du pays.

82 dossiers en attente, huit villes concernées

Le chiffre donne la mesure du travail à abattre. 82 dossiers de mineurs étaient en attente de jugement à travers le Gabon. Libreville en concentre le plus grand nombre, avec 45 affaires. Suivent Oyem (11), Franceville (10), Lambaréné (5), Port-Gentil (5), Mouila (3), Tchibanga (2) et Koula-Moutou (1).

À Port-Gentil, la session s'est ouverte avec huit affaires au rôle : homicide volontaire, empoisonnement, tentative de parricide, vol avec arme blanche, braquage, tentative de viol. Dès le premier jour, deux dossiers ont été examinés. L'un a été renvoyé devant la session criminelle des adultes, l'autre a connu son épilogue le jour même.

Un couac logistique à Franceville

Tout ne s'est pas déroulé sans accroc. À Franceville, où 10 dossiers doivent être examinés, l'ouverture a dû être reportée de quelques jours. En cause : un manque de places dans l'avion pour transporter les avocats jusqu'sur place. Un contretemps purement logistique, qui n'affecte pas le calendrier des autres juridictions.

Une session prévue pour durer un mois

Ce lancement simultané résulte d'un travail préparatoire mené par les directions techniques du ministère de la Justice, sous l'autorité du secrétaire général de la Chancellerie, Jacques Lebama, et sur validation du garde des Sceaux, Augustin Emane. Les coûts d'organisation de ces sessions dans l'ensemble des tribunaux du pays ont été arrêtés en amont, condition posée avant tout lancement des audiences.

La session criminelle pour enfants de Libreville doit durer un mois. Le ministère présente ce cycle judiciaire comme le premier d'une série annoncée sous la houlette du ministre Emane, dans la continuité de la politique publique portée par les plus hautes autorités de l'État.

Pour les familles concernées, l'enjeu est concret : des dossiers parfois vieux de plusieurs mois trouvent enfin une échéance. Pour la justice gabonaise, c'est un test de capacité à traiter dans des délais raisonnables les affaires impliquant des mineurs, dans huit villes à la fois.

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