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Société

Terres autochtones : une loi réclamée pour les protéger

Une voix s'élève pour que la modernisation du Gabon ne se fasse pas sur le dos des communautés historiques.

Une figure politique interpelle l'État sur le foncier. Ella Nguema réclame un cadre juridique clair pour protéger les droits des populations autochtones face à la pression du développement.

Village gabonais entouré de forêt, illustrant la question des terres autochtones
Le foncier coutumier reste un point sensible face à l'avancée des grands projets.

Le message est simple : le développement du Gabon ne doit pas écraser ceux qui étaient là avant lui.

Selon nos informations, Ella Nguema a publiquement demandé la mise en place d'un cadre juridique spécifique pour sécuriser les droits fonciers des communautés autochtones. Un appel qui touche à un sujet sensible partout où routes, plantations, mines ou projets urbains avancent sur des terres occupées depuis des générations.

Un problème connu, rarement réglé par la loi

Au Gabon comme ailleurs en Afrique centrale, le droit coutumier et le droit écrit se chevauchent souvent mal. Beaucoup de villages vivent sur des terres qu'ils occupent depuis toujours, sans titre officiel. Quand un projet arrive, forestier, agricole ou immobilier, ce sont eux qui perdent le plus, faute de papiers pour faire valoir leurs droits.

Ella Nguema pointe ce vide : sans texte dédié, les autochtones restent en position de faiblesse face aux acteurs économiques et à l'administration. Un cadre juridique clair changerait la donne : reconnaissance des droits d'usage, procédures de consultation avant tout projet, mécanismes de compensation en cas de déplacement.

Ce que ça changerait concrètement

Pour un village du Woleu-Ntem ou de la Ngounié confronté à l'arrivée d'une exploitation forestière, ou pour une communauté proche d'un projet minier, un tel texte offrirait une base légale pour négocier plutôt que subir. Il donnerait aussi à l'administration un cadre pour trancher les litiges fonciers, aujourd'hui souvent réglés au cas par cas.

Cette demande s'inscrit dans un débat plus large sur la modernisation du foncier gabonais, entre besoin d'attirer les investissements et nécessité de ne pas fragiliser les populations rurales. L'appel reste, à ce stade, une prise de position publique ; aucune annonce gouvernementale n'a pour l'instant confirmé l'ouverture d'un chantier législatif sur ce point précis.

La suite se jouera dans les mois à venir, selon que cette revendication trouve ou non un écho institutionnel.

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