Petits métiers réservés aux Gabonais : le décret introuvable, un an après
Un texte annoncé à grand bruit pour protéger les petits commerçants gabonais semble être resté lettre morte.
Il y a un an, le gouvernement promettait de réserver sept catégories de petits métiers aux seuls nationaux : commerce de proximité, transfert d'argent, réparation de téléphones, coiffure de rue... Douze mois plus tard, selon nos informations, aucune application concrète de ce décret n'est visible sur le terrain. Les petits commerçants gabonais, eux, attendent toujours.

Une annonce forte, un champ d'application flou
Le principe paraissait simple. Réserver certains métiers de rue aux seuls Gabonais, pour redonner de l'air à une économie informelle largement occupée par des ressortissants étrangers. Sept catégories d'activités étaient visées : le commerce de proximité, les envois d'argent non agréés, la réparation de téléphones et petits appareils, la coiffure et les soins esthétiques de rue, entre autres. Le texte devait, sur le papier, changer la donne pour des milliers de petits entrepreneurs nationaux.
Un an après, le silence administratif
Selon nos informations, un an après cette annonce, aucun mécanisme de contrôle ni de mise en œuvre visible n'a été observé sur le terrain. Ni campagne de sensibilisation, ni contrôle des marchés, ni sanction connue. Les mêmes acteurs continuent d'occuper les mêmes créneaux, dans les mêmes quartiers, à Libreville comme à l'intérieur du pays. Cette information provient d'une source unique et mérite d'être confirmée par les autorités compétentes, notamment le ministère du Commerce, qui n'a pas communiqué publiquement sur l'état d'avancement du texte.
Ce que ça change, concrètement, pour les Gabonais
Pour un petit commerçant de Nkembo ou d'Akanda qui a monté un point de recharge téléphonique ou un salon de coiffure de rue, la promesse d'une protection légale reste, pour l'instant, théorique. Sans décret d'application clair, sans autorité chargée de le faire respecter, le texte ne produit aucun effet contraignant. La question posée n'est plus celle de la volonté politique affichée, mais celle des moyens mis pour la traduire en actes.
Et maintenant ?
Aucun calendrier de relance n'a été communiqué à ce jour. Les acteurs du secteur informel, eux, réclament de la visibilité : savoir si le texte sera appliqué, révisé, ou abandonné. Une clarification officielle du gouvernement permettrait de lever le doute et, le cas échéant, de fixer des étapes concrètes de mise en œuvre.
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