Passpartout : la billetterie 100% gabonaise qui traque les faux billets
Une plateforme de Libreville veut gérer billets, votes et cachet des organisateurs d'événements, sans passer par l'étranger.
Fini les billets papier et les files d'attente interminables. Passpartout, lancée par Bantu Smart à Libreville, propose une billetterie en ligne avec QR code, paiement Mobile Money et gestion complète d'événements. Objectif affiché : devenir la référence gabonaise, là où les plateformes étrangères ne proposent aucun interlocuteur local.

Un QR code unique, scanné une seule fois. Voilà l'arme anti-fraude de Passpartout. Chaque billet vendu sur la plateforme devient impossible à falsifier ou à réutiliser. Sur le terrain, ça change tout : plus de faux tickets à l'entrée d'un concert, plus de bagarre à la porte d'une boîte de nuit un samedi soir à Libreville.
Créer un événement en quelques minutes
L'organisateur passe par un assistant en trois étapes : infos, formule, validation. Il peut ensuite ouvrir des catégories de billets illimitées — Standard, VIP, Carré or — avec prix en FCFA et quota pour chacune. Le client paie par Airtel Money, Moov Money ou carte, et reçoit son billet électronique dans la seconde. Le compteur de places restantes se met à jour en temps réel, sous les yeux de l'organisateur.
Les concours, une caisse à part
Miss, talents, élections diverses : Passpartout gère aussi les votes, gratuits ou payants. Chaque vote payant fait grimper une cagnotte affichée au public, et le classement des candidats bouge en direct. Pour un organisateur de concours, c'est une source de revenus en plus de la billetterie classique.
L'argent reste traçable jusqu'au bout
Côté finances, un portefeuille « Passpartout · Solde » avec carte VISA virtuelle permet de suivre chaque FCFA encaissé. Recharge par Mobile Money, transfert, retrait à la demande : l'organisateur voit son revenu net s'afficher en direct, commission déduite. Exemple donné par l'éditeur : sur 34 500 FCFA de recettes brutes, il repart avec 31 050 FCFA nets — soit une commission de 10%.
Un écosystème pensé pour l'événementiel gabonais
La plateforme ne s'arrête pas à la vente de tickets. Elle héberge un annuaire de prestataires — DJ, traiteurs, sécurité, photographes — et plus de 30 types de lieux à louer, du rooftop à la salle de fête en passant par le stade. Vingt catégories d'événements sont couvertes, du mariage au gala en passant par les conférences.
L'argument commercial est clair : contrairement aux solutions étrangères, Passpartout offre un support local, des prix en FCFA et un Mobile Money natif. Pour les organisateurs d'événements au Gabon, souvent freinés par des outils mal adaptés au marché local, c'est une promesse à vérifier dans la durée — mais l'inscription, elle, est gratuite dès aujourd'hui.
À lire aussi

Déchets : le ministre Nguema Mba reçoit le groupe ghanéen Jospong
Adrien Nguema Mba a reçu une délégation de Jospong International Business. Au menu de cette rencontre : la gestion des déchets, un sujet sensible dans les grandes villes gabonaises. Les détails de l'échange n'ont pas encore été précisés officiellement.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Brice Clotaire Oligui Nguema a posé le pied sur le sol ivoirien ce mardi. Objectif : représenter le Gabon aux festivités du 66e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire. Il est accompagné de la Première Dame Zita Oligui Nguema.
À la uneCampus universitaires : le chantier prioritaire du Chef de l'État
Le Chef de l'État a réaffirmé son engagement pour des campus universitaires à la hauteur des ambitions nationales. Une orientation confirmée par le ministère de l'Enseignement supérieur, qui en fait un axe fort de sa feuille de route.