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Société

Le Gabon adopte sa nouvelle stratégie biodiversité

Le pays aligne sa feuille de route environnementale sur les objectifs mondiaux fixés à Kunming-Montréal.

Le Gabon vient de valider sa nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité. Objectif : coller au cadre mondial adopté à Kunming-Montréal, qui fixe la feuille de route internationale jusqu'en 2030. Le ministre des Eaux et Forêts, de l'Environnement et du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogho, a pris part aux travaux.

Forêt tropicale dense vue du ciel au Gabon
Le Gabon mise sur sa forêt tropicale pour peser dans les engagements mondiaux sur la biodiversité.

Une feuille de route calée sur l'agenda mondial

Le Gabon ne part pas de zéro. Le pays abrite l'une des plus grandes forêts tropicales d'Afrique, un réservoir de carbone et d'espèces souvent qualifié de poumon vert du continent. Mais posséder une richesse ne suffit pas à la protéger sur la durée : il faut des plans, des chiffres, des échéances.

C'est précisément le rôle du cadre de Kunming-Montréal, adopté par la communauté internationale, qui fixe des cibles communes pour freiner l'érosion de la biodiversité d'ici 2030. En validant sa propre stratégie nationale, le Gabon affiche sa volonté de s'inscrire dans cette trajectoire mondiale plutôt que d'avancer isolément.

Ce que ça change concrètement

Selon nos informations, le ministre Maurice Ntossui Allogho a pris part aux travaux ayant conduit à cette validation. Les détails précis des mesures prévues n'ont pas encore été rendus publics dans leur intégralité, et il faudra suivre leur déclinaison opérationnelle dans les mois qui viennent.

Pour les Gabonais, l'enjeu dépasse la seule image internationale du pays. Une stratégie biodiversité bien mise en œuvre peut peser sur la gestion des forêts, la régulation de la chasse, la lutte contre le braconnage et surtout sur la question sensible du conflit homme-faune — ces tensions entre villageois et éléphants notamment, qui empoisonnent le quotidien de nombreuses communautés rurales, en Ogooué-Ivindo comme ailleurs.

La suite à surveiller

Reste à voir comment cette stratégie se traduira sur le terrain : budgets alloués, calendrier de déploiement, mécanismes de suivi. Le ministère des Eaux et Forêts devrait, selon la logique de ce type de validation, communiquer prochainement sur les prochaines étapes.

Ce dossier illustre un axe désormais assumé par les autorités gabonaises : faire de la préservation de la forêt un levier diplomatique et économique, tout en tentant de répondre aux préoccupations très concrètes des populations qui vivent au contact direct de la faune.

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