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Économie

La CNT va recruter 1650 agents pour relancer le transport public

Née de la fusion Sogatra-Trans'Urb, la nouvelle compagnie promet plus de bus et plus d'emplois.

C'est fait. Sogatra et Trans'Urb n'existent plus en tant que telles : elles fusionnent pour donner naissance à la Compagnie Nationale de Transport. Objectif affiché : muscler la flotte et recruter jusqu'à 1650 agents supplémentaires. De quoi rassurer un secteur miné par les grèves à répétition.

Bus de transport public urbain circulant dans une rue de Libreville
La fusion de la Sogatra et de Trans'Urb donne naissance à la Compagnie Nationale de Transport.

Le traité de fusion a été signé vendredi à Libreville, en présence du ministre d'État en charge des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi. Sur le papier, l'opération est une fusion-absorption simplifiée : Trans'Urb absorbe d'abord la Sogatra, avant que l'ensemble n'adopte le nom de Compagnie Nationale de Transport, la CNT.

Un seul opérateur pour tout le pays

Fini le doublon entre les deux structures publiques. La CNT devient l'unique opérateur chargé du transport de voyageurs et de marchandises à l'échelle nationale. Elle regroupera dans un premier temps 1350 agents issus des deux anciennes entités, dont l'ensemble des emplois serait maintenu, selon les assurances données par le ministère des Transports face aux inquiétudes des partenaires sociaux.

C'est sur cette base que viendrait s'ajouter le renfort annoncé : jusqu'à 1650 agents supplémentaires pourraient rejoindre la compagnie, selon les prévisions de recrutement communiquées. Chauffeurs, mécaniciens, agents de guichet : de quoi redonner un vrai coup de collier à des lignes urbaines souvent à l'arrêt faute de personnel ou de bus en état de rouler.

Pourquoi maintenant

Cette réforme ne sort pas de nulle part. Le secteur du transport gabonais traîne depuis plusieurs années des tensions sociales récurrentes : grèves, arriérés de salaires, flottes vieillissantes. La fusion vise justement à sortir de ce cycle en créant une structure plus solide financièrement et plus lisible pour l'usager.

Ce que ça change pour les usagers

Pour le Librevillois qui attend son bus à Nzeng-Ayong ou à Akanda, la promesse est simple : plus de véhicules en circulation, moins d'attente, un seul interlocuteur en cas de problème. Reste à voir si l'embauche annoncée se traduit vite par des bus supplémentaires sur le terrain. Le ministère des Transports doit encore préciser le calendrier de ces recrutements et les modalités pratiques de la transition pour les agents concernés.

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