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Société

Jeunesse gabonaise : un cabinet propose 7 réformes pour agir vite

Le cabinet AILA affirme que le Gabon a assez de plans pour sa jeunesse, il lui manque surtout l'exécution.

Le cabinet de conseil stratégique AILA publie une note qui frappe fort : le Gabon n'a pas un problème de vision pour sa jeunesse, mais un problème d'action. Sept réformes sont proposées pour transformer enfin les plans en résultats concrets.

Groupe de jeunes Gabonais dans un centre de formation
La jeunesse gabonaise, majoritaire dans la population, attend des résultats concrets des politiques publiques.

Le constat tient en une phrase, et elle claque : le Gabon sait quoi faire pour sa jeunesse, il ne le fait pas assez. C'est la thèse défendue par le cabinet AILA dans une note stratégique intitulée « Jeunesse gabonaise : l'art de planifier sans exécuter », publiée ce 30 juillet.

Le diagnostic : trop de plans, pas assez d'actes

Selon AILA, le pays ne manque ni d'études ni de stratégies. Depuis des années, diagnostics et programmes s'accumulent sur l'emploi des jeunes, la formation, l'insertion professionnelle. Le problème est ailleurs : ces plans restent trop souvent sur le papier, faute de capacité à les exécuter jusqu'au bout.

Ce constat n'est pas nouveau au Gabon, où plus de 60% de la population a moins de 25 ans. Chaque année, des milliers de jeunes diplômés cherchent une place sur un marché du travail à la peine. Le décalage entre les intentions affichées et les résultats sur le terrain nourrit une impatience légitime, notamment à Libreville, Port-Gentil ou Franceville, où les files d'attente devant les guichets d'emploi restent longues.

Sept réformes pour passer à l'action

AILA ne se contente pas de pointer le problème. Le cabinet avance sept réformes concrètes censées transformer la manière dont l'État conçoit et surtout applique ses politiques jeunesse. L'objectif affiché : donner aux administrations les outils, le suivi et les responsabilités nécessaires pour que chaque plan annoncé se traduise en résultats mesurables sur le terrain.

La note insiste sur la nécessité d'un pilotage plus rigoureux, avec des échéances claires et des comptes à rendre. C'est cette exigence d'exécution, plus que la production de nouveaux diagnostics, qui ferait la différence pour la génération actuelle de jeunes Gabonais.

Ce que ça change pour les jeunes Gabonais

Ce plaidoyer arrive à un moment où l'exécutif a multiplié les annonces sur l'emploi et la formation des jeunes. La proposition d'AILA rejoint une préoccupation partagée : celle de voir enfin les engagements pris se concrétiser en emplois, en formations et en perspectives réelles pour une jeunesse qui attend des résultats, pas de nouveaux rapports.

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