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Économie

Gabon : trois régulateurs financiers d'Afrique s'unissent contre les risques transfrontaliers

COSUMAF, CIMA et AMF UMOA ont signé une convention tripartite pour mieux surveiller les marchés financiers et les assurances en Afrique centrale et de l'Ouest.

Une convention tripartite vient d'être signée entre la COSUMAF, la CIMA et l'AMF UMOA. Trois régulateurs, deux zones monétaires, un même objectif : mieux surveiller ensemble les marchés financiers et les assurances. Selon nos informations, cet accord marque une étape dans la coopération régionale en matière de contrôle financier.

Représentants institutionnels signant un document officiel lors d'une cérémonie protocolaire
COSUMAF, CIMA et AMF UMOA ont signé une convention de coopération tripartite.

Trois sigles, un même combat

COSUMAF, CIMA, AMF UMOA. Trois acronymes qui pèsent lourd dans la finance africaine. La COSUMAF surveille les marchés financiers de la zone CEMAC, dont le Gabon fait partie. La CIMA régule les compagnies d'assurances en Afrique centrale et de l'Ouest. L'AMF UMOA fait le même travail que la COSUMAF, mais côté zone UEMOA, autour du franc CFA ouest-africain.

Ces trois institutions viennent de signer une convention tripartite. D'après le ministère de l'Économie et des Finances, l'acte a été officialisé récemment. Les détails précis du contenu de cet accord n'ont pas encore été rendus publics dans le détail.

Pourquoi ça compte pour le Gabon

Un marché financier, ça ne s'arrête pas aux frontières. Un investisseur basé à Libreville peut vouloir placer son argent à Abidjan. Une compagnie d'assurance active au Gabon peut avoir des filiales à Dakar ou Douala. Sans coordination entre régulateurs, les failles de surveillance s'accumulent.

Ce type de convention vise justement à combler ces trous. L'objectif affiché : renforcer la coopération, échanger l'information, harmoniser les pratiques de contrôle entre zones CEMAC et UEMOA. Pour les épargnants et investisseurs gabonais, c'est potentiellement plus de garanties sur la solidité des acteurs financiers avec lesquels ils traitent, même quand ces acteurs opèrent hors des frontières nationales.

Ce qu'il faut suivre maintenant

Cet accord tripartite reste, à ce stade, une annonce institutionnelle. Aucun calendrier de mise en œuvre n'a été précisé pour l'instant. Nos informations proviennent d'une seule source officielle ; nous les traiterons avec prudence tant que d'autres éléments ne viendront pas les confirmer ou les compléter.

Ce qui est sûr : la signature a bien eu lieu. La suite dira si elle change concrètement la donne pour les marchés financiers et les assureurs qui opèrent au Gabon.

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