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Économie

Gabon-Eramet : un accord-cadre pour transformer le manganèse sur place

À Paris, Libreville et le groupe minier posent la première pierre d'un partenariat censé garder plus de valeur au Gabon.

Un accord-cadre vient d'être acté entre l'État gabonais et Eramet, en marge d'une visite du président Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris. Objectif affiché : pousser la transformation locale des ressources minières plutôt que leur seule exportation brute. Le texte arrive après plusieurs mois de discussions entre les deux parties.

Cérémonie de signature d'un accord entre représentants du Gabon et du groupe minier Eramet
Gouvernement gabonais

Un accord signé loin de Libreville, mais tourné vers le pays

C'est à Paris que l'annonce est tombée. Lors d'un déplacement présenté comme stratégique, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a supervisé la conclusion d'un accord-cadre entre le Gabon et Eramet. Le groupe minier français est un partenaire de longue date du pays, via sa filiale historique dans l'exploitation du manganèse.

Selon les informations disponibles à ce stade, cet accord a été négocié pendant plusieurs mois avant d'être formalisé. Il s'inscrit dans une logique déjà connue au Gabon : arrêter de vendre uniquement de la matière première brute et transformer davantage sur le territoire national.

Pourquoi la transformation locale change la donne

Transformer sur place, c'est simple à comprendre : au lieu d'expédier le minerai tel qu'il sort du sol, on le travaille avant de l'exporter. Résultat recherché, plus de valeur ajoutée captée au Gabon, potentiellement plus d'emplois industriels et une économie moins dépendante des cours mondiaux des matières premières brutes.

Ce virage est porté depuis plusieurs années par les autorités gabonaises, qui veulent que le secteur minier profite davantage à l'économie locale, au-delà des seules redevances. Un accord-cadre pose en général les grands principes du partenariat, avant que des textes plus détaillés ne précisent les investissements, les délais et les engagements chiffrés de chaque partie.

Ce que l'on ne sait pas encore

À ce stade, le contenu précis de l'accord n'a pas été détaillé publiquement : ni montant d'investissement, ni calendrier de mise en œuvre, ni site industriel concerné. Ces éléments devraient logiquement être communiqués dans les prochaines semaines, au fil des étapes de mise en œuvre.

Ce flou n'enlève rien à la portée symbolique du geste : un accord-cadre engage les deux parties dans une trajectoire commune, même si les détails restent à négocier. Pour les Gabonais, la vraie mesure du changement se fera sur le terrain, dans les usines et les bassins d'emploi, quand les premiers projets concrets sortiront de terre.

À suivre

La suite dépendra des annonces officielles à venir, sur les sites concernés et les échéances de réalisation. Tam-Tam suivra les précisions apportées par les autorités gabonaises et le groupe minier dans les prochaines semaines.

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