Finances publiques : chaque franc devra servir le Gabon
Le chef de l'État exige une mobilisation record des recettes pour financer les grands chantiers.
Brice Clotaire Oligui Nguema veut faire de chaque franc public un levier du développement. Réuni avec les patrons des régies financières, il fixe un cap clair : plus de recettes, moins de gaspillage. Un audit des exonérations est lancé.

L'info clé
Le président de la République place la mobilisation des recettes au cœur de sa stratégie économique. Objectif affiché : que chaque franc public serve concrètement au développement du pays.
Lors d'un Conseil de cabinet, le chef de l'État a réuni les directeurs généraux des régies financières. Message direct : la performance de l'État commence par la solidité de ses finances.
Un audit des exonérations lancé
Premier chantier annoncé : un audit intégral des exonérations fiscales et douanières. L'idée est simple : vérifier où va l'argent et récupérer les recettes qui échappent à l'État.
Le pouvoir veut aussi améliorer la gestion budgétaire et renforcer le pilotage économique. En clair : mieux dépenser, mieux collecter, mieux contrôler.
Cette réforme doit financer les grands projets déjà engagés dans le pays. Les recettes mobilisées ont un but précis : soutenir les investissements structurants.
L'eau, chantier prioritaire
Cette rigueur budgétaire rejoint un autre front ouvert par le chef de l'État : l'accès à l'eau potable. Ces derniers jours, il a haussé le ton face aux coupures qui touchent le Grand Libreville.
Réuni avec les responsables du groupe Suez et de la SEEG (Société d'Énergie et d'Eau du Gabon), le président a exigé des résultats concrets et rapides. Sa formule : le temps des diagnostics est terminé.
Une opération d'urgence baptisée « État d'urgence de l'eau » a été lancée pour rétablir l'approvisionnement dans plusieurs quartiers de la capitale. Le président a aussi appelé à une refonte de la SEEG.
Ce qu'il faut retenir
Deux priorités se répondent : des finances mieux gérées pour financer des services essentiels qui fonctionnent. L'eau et l'électricité au quotidien, portées par un budget maîtrisé.
La suite se jouera sur les résultats : rapidité des chantiers d'eau, retombées de l'audit des exonérations, et amélioration visible du quotidien des Gabonais.
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