Libreville accueille son premier concours de plaidoirie OHADA
Un tournoi étudiant, un enjeu bien réel : la confiance des investisseurs dans le droit des affaires gabonais.
Le 18 juillet 2026, Libreville organise sa toute première édition du Concours national de l'As OHADA de la plaidoirie. Derrière l'exercice académique, un message clair : la qualité du droit des affaires pèse désormais dans la course aux investissements en Afrique.

Un concours de plaidoirie, ça sonne comme un exercice de fac. Mais celui-ci vise plus loin.
Selon nos informations, le Club OHADA de l'EM Gabon – Université lance à Libreville la première édition du Concours national de l'As OHADA de la plaidoirie, ce 18 juillet 2026. Des étudiants s'affrontent sur des cas de droit des affaires, devant un jury.
L'OHADA, kesako ?
L'OHADA, c'est l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires. En clair : un même corpus de règles commerciales, valable dans 17 pays africains dont le Gabon. L'objectif : rassurer les entreprises et les investisseurs qui hésitent à s'installer faute de règles claires ou trop disparates d'un pays à l'autre.
Un cadre juridique fiable pèse dans la décision d'investir, tout autant qu'une bonne route ou un port qui fonctionne. C'est ce terrain-là que ce concours veut labourer, à sa mesure.
Pourquoi ça concerne les Gabonais
Former de jeunes juristes capables de maîtriser ce droit harmonisé, c'est préparer la relève : avocats, magistrats, conseillers d'entreprise de demain. Plus le Gabon dispose de professionnels aguerris à l'OHADA, plus il peut peser dans les négociations commerciales et sécuriser les contrats qui font tourner l'économie locale.
À ce stade, l'information repose sur une source unique. Nous suivrons les suites de cette première édition, ses résultats et l'écho qu'elle trouvera auprès des acteurs économiques du pays.
À retenir
Ce concours n'est qu'un signal, modeste par sa taille. Mais il traduit une prise de conscience : dans la compétition africaine pour attirer les capitaux, la solidité du droit compte autant que les ressources naturelles.
À lire aussi
À la uneOligui Nguema à Paris : l'ambassade veut un accueil grandiose
Une visite d'État de Brice Clotaire Oligui Nguema en France se prépare dans les coulisses diplomatiques. Selon nos informations, l'ambassadeur Alfred Nguia Banda pousserait pour un accueil exceptionnel, à la mesure du rapprochement affiché entre Libreville et Paris. Un projet encore à confirmer, qui traduit néanmoins l'ambition gabonaise sur la scène internationale.

RGPL : 6 Gabonais sur 10 vivent dans l’Estuaire
Selon les premières données évoquées du Recensement général de la population et des logements (RGPL), la province de l'Estuaire abriterait près de **60% de la population gabonaise**. Un déséquilibre démographique qui confirme, chiffres à l'appui, ce que Libreville vit déjà au quotidien : embouteillages, pression sur le logement, écoles saturées. Ces données restent à confirmer par des recoupements officiels.

Koulamoutou : à 102 ans, ce doyen reçoit la visite d'une association locale
Michel Makoti, 102 ans, est le plus vieil habitant de Koulamoutou. Ce week-end, l'association CRACK lui a rendu visite et remis des produits de première nécessité. Un geste de solidarité envers un témoin vivant de l'histoire du Gabon.