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Société

École des compétences : le Gabon veut former pour l'emploi réel

Un comité interministériel a posé les premières bases d'une réforme visant à connecter diplômes et marché du travail.

Le gouvernement gabonais a ouvert le chantier de l'école des compétences. Objectif : arrêter de former des jeunes sans débouchés, et coller enfin aux besoins réels des entreprises. Un comité interministériel, réuni autour du Vice-président du gouvernement Hermann Immongault, a lancé les travaux préparatoires des assises nationales sur le sujet.

Réunion interministérielle sur la réforme de l'éducation et de l'emploi au Gabon
Le comité interministériel sectoriel sur le capital humain a lancé les travaux préparatoires de l'école des compétences.

Le constat n'est un secret pour personne à Libreville comme à Franceville : trop de diplômés sortent du système scolaire sans trouver de travail, pendant que des secteurs entiers cherchent en vain des profils qualifiés. C'est ce décalage que le gouvernement dit vouloir corriger avec le projet d'école des compétences.

Un comité pour préparer les grandes assises

Le comité interministériel sectoriel dédié au capital humain s'est réuni sous la houlette d'Hermann Immongault, Vice-président du gouvernement. Sa mission : préparer les grandes assises nationales de l'école des compétences, une réforme censée transformer en profondeur le système éducatif gabonais.

L'idée centrale est simple à énoncer, plus complexe à réaliser : rapprocher la formation de l'emploi. Concrètement, il s'agirait d'ajuster les filières et les programmes scolaires et universitaires aux besoins réels du tissu économique, plutôt que de continuer à produire des diplômés que le marché n'absorbe pas.

Ce que l'on sait, ce qui reste à préciser

À ce stade, les informations disponibles restent limitées à l'annonce du lancement des travaux. Ni le calendrier précis des assises nationales, ni le contenu détaillé des réformes envisagées, ni les moyens budgétaires mobilisés n'ont été communiqués publiquement pour l'instant. Cette réserve doit être prise en compte : le chantier est ouvert, mais ses contours concrets restent à construire.

Pourquoi ça concerne chaque famille gabonaise

Si la réforme aboutit, elle pourrait changer la donne pour des milliers de jeunes en recherche d'emploi, mais aussi pour les entreprises qui peinent à recruter localement des compétences adaptées. C'est tout l'enjeu de l'employabilité, ce mot un peu technique qui désigne simplement la capacité d'un diplômé à trouver du travail avec ce qu'il a appris.

La suite dépendra des arbitrages qui sortiront des assises nationales annoncées. Reste à savoir quand elles se tiendront, et quelles filières seront concrètement revues. Tam-Tam suivra ce dossier de près.

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