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Société

Ebeigne : l’ancienne léproserie rêve de renaître en centre de formation

Une tribune relance l’idée de transformer un site abandonné du Woleu-Ntem en pôle de métiers pour la jeunesse.

À une vingtaine de kilomètres d’Oyem, un terrain de 13 hectares dort depuis plus de trente ans. C’était Ebeigne, ancienne léproserie fermée après l’éradication de la maladie. Une tribune publiée récemment relance l’idée d’en faire un centre des métiers nouvelle génération — une proposition, pas encore un projet officiellement lancé.

Bâtiments délabrés envahis par la végétation sur un ancien site de léproserie au Gabon
Le site d'Ebeigne, ancienne léproserie du Woleu-Ntem, à l'abandon depuis plus de trente ans.

Un site à l'abandon depuis trente ans

Sur la route de Mitzic, dans le Woleu-Ntem, le site d'Ebeigne attend depuis les années 1990. À l'époque, la lèpre disparaît, les derniers patients partent, et le site ferme. Depuis, plusieurs tentatives de réhabilitation ont été évoquées. Aucune n'a abouti.

13 hectares à une vingtaine de kilomètres d'Oyem. Assez grand pour bâtir. Assez proche pour ne pas être coupé de la ville.

Une idée relancée par une tribune

Ce qui remet Ebeigne dans l'actualité, c'est une tribune libre. Un texte d'opinion, publié en ligne, qui propose de transformer ce lieu chargé d'histoire en centre des métiers. L'objectif affiché : former une jeunesse locale à des filières concrètes, sur un terrain qui ne sert plus à rien depuis des décennies.

Attention toutefois : à ce stade, il s'agit d'une proposition portée par un auteur, pas d'une annonce gouvernementale ni d'un projet financé et calendarisé. Une seule source évoque ce plan pour l'instant. Nos informations restent à confirmer.

Pourquoi ça pourrait compter pour le Woleu-Ntem

Si l'idée devait un jour prendre corps, elle toucherait directement une région où l'accès à la formation professionnelle reste un vrai sujet. Un centre de métiers à proximité d'Oyem éviterait à des jeunes de partir vers Libreville pour apprendre un savoir-faire.

Mais pour l'instant, Ebeigne reste ce qu'il est depuis trente ans : un terrain à l'abandon, avec une histoire lourde et un potentiel qui attend toujours d'être saisi. Tam-Tam suivra l'évolution de ce dossier dès que des éléments officiels seront disponibles.

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