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Société

Casier judiciaire : exigez votre quittance, prévient le ministre

Augustin Emane muscle la transparence financière du casier judiciaire après un audit qui révèle des irrégularités.

Le Garde des Sceaux Augustin Emane a remis les premiers quittanciers officiels au service du casier judiciaire. Objectif : que chaque usager reparte avec une preuve de paiement, 5000 francs CFA au ministère, 1500 francs CFA en greffe correctionnel.

Cérémonie officielle au ministère de la Justice du Gabon avec remise de documents administratifs
Le ministre de la Justice Augustin Emane lors de la remise officielle des quittanciers au service du casier judiciaire.

Fini le flou. Le ministre de la Justice, Augustin Emane, a personnellement remis un lot de quittanciers à Stanislas Koumba, directeur général des Affaires pénales. Un geste simple, mais lourd de sens.

Désormais, tout usager qui sollicite un casier judiciaire doit recevoir une quittance. 5000 francs CFA au niveau de l'administration centrale, 1500 francs CFA dans les greffes correctionnels. Sans ce reçu, pas de garantie que la somme versée a bien été enregistrée.

Un audit qui dérange

Cette décision n'est pas tombée du ciel. Le ministre a fait auditer le registre central du casier judiciaire. Résultat : des irrégularités et une absence de justificatifs sur huit mois, de janvier à août 2026.

Augustin Emane ne mâche pas ses mots. Il parle d'un flou constaté dans la gestion des actes administratifs qui génèrent de l'argent. Une manière polie de dire que les comptes ne tenaient pas debout.

Ce que ça change pour vous

Pour le Gabonais qui a besoin d'un bulletin numéro 3, le message est clair : exigez votre quittance. C'est la seule preuve que votre argent a suivi le bon circuit, et votre recours en cas de litige.

Le ministre a aussi rappelé les agents à l'ordre. Ceux qui gèrent le casier judiciaire au quotidien doivent désormais inscrire chaque recette avec rigueur. La remise des quittanciers s'est faite devant le Premier président de la Cour de cassation, Bosco Alaba Fall, et le procureur général par intérim près la Cour d'appel judiciaire. Une manière de donner du poids à l'annonce, au plus haut niveau de la justice gabonaise.

La prochaine étape sera de vérifier, sur le terrain, que la consigne est bien appliquée dans tous les guichets concernés.

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