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Économie

Bois gabonais : la BEAC prévoit un troisième recul de suite en 2026

La banque centrale table sur 3,1 millions de m³ produits l'an prochain, confirmant un repli entamé depuis trois ans.

Nouveau signal d'alerte pour la filière bois. Selon les prévisions de la Banque des États de l'Afrique centrale, la production nationale devrait tomber à 3,1 millions de mètres cubes en 2026. Un chiffre qui prolonge une tendance baissière ouverte depuis trois ans dans ce secteur clé de l'économie non pétrolière du pays.

Grumes de bois empilées sur un site d'exploitation forestière au Gabon
La filière bois, deuxième pilier de l'économie non pétrolière du Gabon, traverse une phase de ralentissement.

Un repli qui s'installe

La BEAC anticipe un nouveau coup de frein pour la filière bois gabonaise en 2026. La production nationale attendue, 3,1 millions de mètres cubes, confirme une trajectoire descendante amorcée depuis trois ans déjà.

Ce n'est donc pas un accident de parcours isolé. C'est la poursuite d'une érosion progressive, dans une filière longtemps présentée comme le deuxième pilier de l'économie gabonaise après le pétrole.

Pourquoi ça compte pour le Gabon

Le bois, ce sont des emplois dans les zones forestières, des recettes d'exportation et une part significative du PIB non pétrolier. Un recul durable de la production pèse directement sur ces trois fronts : moins de grumes coupées, moins de bois transformé localement, moins de devises rapatriées.

À ce stade, une seule source institutionnelle documente cette prévision. Les causes précises du ralentissement — marché international, transformation locale, réglementation de la filière — ne sont pas encore détaillées publiquement. Nos informations restent à confirmer et à préciser dans les prochaines semaines.

Ce qu'il faut surveiller

Le Gabon a fait de la transformation locale du bois une priorité affichée, avec l'interdiction d'exporter les grumes brutes depuis plusieurs années. La question posée par cette prévision de la BEAC : cette stratégie suffit-elle à compenser le tassement de la production brute ?

Réponse attendue dans les prochains rapports économiques et lors des prochains arbitrages budgétaires, où la filière bois pèsera une fois encore dans les équilibres de recettes non pétrolières.

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