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Société

Biodiversité : le Gabon finalise sa stratégie les 20 et 21 juillet

Onze ministres, cinq agences onusiennes et une dizaine d'ONG planchent deux jours à la Sablière sur la feuille de route nature du pays.

La Direction générale de l'environnement réunit deux jours durant, les 20 et 21 juillet à la Sablière, l'essentiel des acteurs de la biodiversité gabonaise. Objectif : boucler la nouvelle Stratégie et Plan d'Action National pour la Biodiversité, le fameux SPANB, calé sur les engagements internationaux du pays.

Réunion institutionnelle sur la biodiversité au Gabon
L'atelier de validation du SPANB réunit ministres, agences onusiennes et ONG à la Sablière, à Libreville.

Deux jours, un document décisif. À la Sablière, à Libreville, onze ministres se retrouvent avec cinq agences des Nations unies et une dizaine d'ONG internationales. Le but : finaliser le SPANB, la Stratégie et Plan d'Action National pour la Biodiversité. Ce texte fixe les priorités du Gabon en matière de protection des espèces, des forêts et des écosystèmes pour les prochaines années.

Un document piloté par l'État

L'atelier est porté par la Direction générale de l'environnement. Concrètement, il s'agit d'aligner les cibles nationales sur le cadre mondial dit de Kunming-Montréal, adopté par la communauté internationale pour stopper l'érosion de la biodiversité d'ici 2030. Le Gabon, couvert à plus de 85% par la forêt, doit traduire ces objectifs globaux en mesures applicables sur son territoire.

La présence conjointe de cinq agences onusiennes et d'une dizaine d'ONG montre l'ampleur de l'exercice : ce n'est pas une simple formalité administrative, mais une mise à jour de la boussole environnementale nationale, discutée avec ceux qui financent ou accompagnent souvent les projets de conservation sur le terrain.

Ce que ça change pour les Gabonais

Un SPANB à jour, c'est la porte d'entrée vers des financements internationaux dédiés à la nature. Sans stratégie validée, difficile de mobiliser certains fonds climat ou biodiversité. Pour les communautés vivant près des parcs nationaux ou dépendant de la forêt, cela peut se traduire à terme par des projets de gestion durable, d'écotourisme ou de reboisement mieux financés.

Le document final n'a pas encore été rendu public à l'heure où nous écrivons. Reste à voir quelles cibles précises seront retenues, et surtout comment elles seront suivies dans le temps. Les prochaines étapes attendues : publication du plan et calendrier de mise en œuvre.

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