EN DIRECTL'actualité du Gabon en continu, vérifiée et mise en perspective.
Économie

Bientôt de la viande tchadienne sur les étals gabonais ?

Une délégation gabonaise a discuté à N'Djamena d'un futur corridor alimentaire avec le Tchad.

Le Gabon veut importer de la viande tchadienne. Une délégation conduite par la consule générale du Gabon au Tchad, Alia Maheva Bongo Ondimba, a rencontré les autorités tchadiennes pour poser les bases d'un corridor alimentaire entre les deux pays.

Étal de boucherie sur un marché africain
Le Gabon explore une nouvelle voie d'approvisionnement en viande depuis le Tchad.

À N'Djamena, la question était simple : comment faire venir la viande tchadienne jusqu'aux marchés gabonais ? La consule générale du Gabon au Tchad, Alia Maheva Bongo Ondimba, a mené une délégation auprès des autorités tchadiennes pour explorer cette piste.

L'idée n'est pas née d'hier. Elle découle des orientations fixées par les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Mahamat Idriss Déby Itno, échangées en marge du Forum africain de l'eau. Objectif affiché : renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays, dans la logique d'intégration régionale portée par la CEMAC.

Pourquoi la viande tchadienne intéresse Libreville

Le Tchad est un gros producteur de bétail. Le Gabon, lui, importe une large part de sa viande, souvent depuis des marchés lointains et coûteux. Un corridor direct avec N'Djamena pourrait, à terme, diversifier les sources d'approvisionnement et peser sur les prix à l'étal, à Libreville comme à Port-Gentil.

À ce stade, aucune date ni volume précis n'ont été communiqués. Ce déplacement marque une étape d'échanges techniques, pas encore un accord signé.

Ce que ça change, concrètement

Si le projet aboutit, les consommateurs gabonais pourraient voir apparaître une nouvelle offre de viande sur leurs marchés, avec un impact potentiel sur le pouvoir d'achat. Pour les éleveurs tchadiens, c'est un débouché supplémentaire vers un marché voisin.

Reste à construire les modalités : transport, normes sanitaires, logistique transfrontalière. Ce sont ces détails qui, en Afrique centrale, font souvent la différence entre un projet annoncé et un corridor qui fonctionne vraiment. La suite se jouera dans les prochains échanges entre Libreville et N'Djamena.

À lire aussi