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Société

Avancements automatiques : les syndicats disent non à la réforme

La ministre de la Fonction publique veut revoir le Statut général des fonctionnaires, les syndicats montent au créneau.

La réforme du Statut général des fonctionnaires tourne à l'épreuve de force. Portée par la ministre de la Fonction publique Laurence Ndong, la suppression des avancements automatiques crispe les syndicats. Selon des informations concordantes, le dialogue s'annonce tendu dans les prochaines semaines.

Bâtiment de l'administration publique gabonaise
Le projet de réforme du Statut général des fonctionnaires suscite l'opposition des syndicats.

C'est une ligne rouge pour les syndicats de la Fonction publique. Le projet de réforme du Statut général des fonctionnaires, porté par la ministre Laurence Ndong, prévoit la fin des avancements automatiques. Une mesure qui ne passe pas.

Ce que prévoit la réforme

Aujourd'hui, un fonctionnaire gagne des échelons de salaire de façon quasi mécanique, avec l'ancienneté. L'exécutif veut changer la donne : lier davantage la progression de carrière au mérite et à l'évaluation des agents. L'objectif affiché est de moderniser une administration jugée trop rigide.

Côté syndical, l'inquiétude est vive. Beaucoup y voient un risque d'arbitraire dans l'évaluation, et la crainte que la promesse de carrière, l'un des rares repères stables pour les agents publics, ne se transforme en varibale d'ajustement budgétaire.

Un bras de fer qui s'annonce

Les détails précis du texte, calendrier de mise en œuvre, critères d'évaluation retenus, mécanismes de recours, restent à préciser. Aucune date de dialogue formel n'a pour l'instant été communiquée officiellement, selon nos informations.

Pour des dizaines de milliers d'agents de l'État, l'enjeu est concret : leur fiche de paie et leur perspective de carrière. La suite dépendra de la capacité du gouvernement et des syndicats à s'entendre sur des critères clairs, sans braquer une administration déjà sous tension.

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