Alcool en sachet : la DGCCRF traque les poisons vendus sur les marchés
Des contrôles serrés visent les boissons alcoolisées frelatées, vendues en sachet dans les marchés de Libreville.
La DGCCRF multiplie les descentes sur les marchés de la capitale. Sa cible : les boissons alcoolisées en sachet, vendues sans étiquette ni garantie. Derrière ces petits paquets bon marché se cachent des risques d'intoxication, d'addiction et de cancer.

Un sachet, quelques pièces, et le poison circule sous le manteau. Sur les étals de Libreville, ces boissons alcoolisées bon marché échappent à tout contrôle sanitaire. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a décidé d'y mettre fin.
Des équipes sont déjà passées sur plusieurs marchés de la capitale. Objectif affiché : repérer et saisir ces alcools frelatés, souvent conditionnés dans des emballages non conformes, sans étiquetage ni traçabilité.
Des risques bien réels pour la santé
Ce que boivent certains consommateurs sans le savoir peut tuer. Les autorités pointent trois dangers majeurs liés à ces produits : l'addiction accélérée, l'intoxication pouvant être mortelle, et un risque accru de cancer en cas de consommation répétée.
Ces boissons artisanales, souvent produites sans aucune norme, contiennent parfois des taux d'alcool incontrôlés ou des substances toxiques ajoutées pour renforcer leur effet. Le sachet, facile à cacher, à transporter et à vendre à bas coût, séduit un public jeune et précaire.
Une opération qui va s'étendre au pays
La DGCCRF ne compte pas s'arrêter à Libreville. Selon les informations recueillies, les contrôles vont se poursuivre sur l'ensemble du territoire gabonais.
Pour les vendeurs comme pour les consommateurs, le message est clair : ces boissons non homologuées n'ont pas leur place sur les marchés. Reste à savoir quelles sanctions concrètes seront appliquées aux contrevenants, un point que les autorités devront préciser dans les prochaines semaines.
Ce que ça change pour les Gabonais
Pour les familles, c'est une question de santé publique immédiate. Chaque sachet retiré du marché est un risque d'intoxication écarté. Mais l'ampleur du phénomène, encore mal quantifiée, montre qu'une vigilance durable sera nécessaire, au-delà des seules opérations ponctuelles.
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