Air France et FlyGabon vers un accord de partage de codes
À Paris, le président Oligui Nguema a poussé le dossier qui doit relier plus facilement Libreville à la France.
En visite d'État à Paris, Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu la directrice générale d'Air France, Anne Rigail. Au menu : un accord de partage de codes entre la compagnie française et FlyGabon, attendu prochainement. Concrètement, plus de vols, plus de destinations accessibles depuis Libreville, et un vrai coup de pouce pour le pavillon national.

Paris, mardi. Entre deux rendez-vous protocolaires, le président gabonais consacre une séquence entière au transport aérien. Face à lui, Anne Rigail, patronne d'Air France. L'objet de la discussion tient en une phrase : sceller un accord de partage de codes avec FlyGabon.
Le partage de codes, késako
Dans le jargon aérien, un partage de codes permet à deux compagnies de vendre les mêmes vols sous leurs propres numéros. Un billet FlyGabon peut ainsi donner accès au réseau Air France, et inversement. Pour le voyageur gabonais, c'est moins de correspondances compliquées et plus de destinations réservables en un seul billet, depuis Libreville jusqu'aux escales européennes desservies par le partenaire français.
L'accord serait attendu avant la fin de l'année, selon des informations concordantes. Aucune date officielle n'a toutefois été communiquée à ce stade, et les modalités précises — lignes concernées, calendrier de mise en œuvre — restent à préciser par les deux compagnies.
Un pari économique, pas seulement diplomatique
Cette rencontre s'inscrit dans une série d'entretiens à visée résolument économique menés par le président gabonais lors de son déplacement. Le transport aérien pèse lourd dans l'ambition régionale du Gabon : sans liaisons fiables, pas de tourisme d'affaires renforcé, pas de fluidité pour les investisseurs, pas de désenclavement pour la diaspora.
FlyGabon, jeune compagnie nationale, cherche depuis sa création à consolider son réseau. S'associer à un partenaire du calibre d'Air France peut lui offrir une visibilité et une clientèle qu'elle n'aurait pas seule. Pour Air France, c'est aussi l'occasion de renforcer sa présence en Afrique centrale via un relais local.
Ce que ça change, concrètement
Si l'accord se concrétise, les voyageurs gabonais pourraient gagner en simplicité de réservation et en options de vol. Pour l'économie locale, un ciel mieux connecté facilite les échanges commerciaux et l'attractivité touristique.
Reste que la mise en musique dépendra de la finalisation contractuelle entre les deux compagnies. Les prochaines semaines diront si la promesse parisienne se traduit par des vols effectifs.
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