Absent devant le président, l'architecte du monument Aléka interpellé
Sa voiture était là, lui non : quelques heures après la visite présidentielle, Erick Mauro Nguémah a été conduit à la DGR.
Lundi 27 juillet, le président Brice Clotaire Oligui Nguema inspecte le chantier du monument Georges Damas Aléka, à Libreville. L'architecte du projet, Erick Mauro Nguémah, brille par son absence, alors même que son véhicule stationne sur les lieux. Le soir, il est interpellé par la Direction générale de la recherche.

##Une voiture, mais pas son propriétaire
Ce lundi-là, sur l'esplanade du monument Georges Damas Aléka, un détail intrigue avant même l'arrivée du chef de l'État. La voiture d'Erick Mauro Nguémah est garée sur le chantier. Lui, non. L'architecte, pourtant maître d'œuvre du projet depuis son lancement, est absent au moment où le président Oligui Nguema foule les allées du site pour une visite d'inspection.
Le monument, érigé en bord de mer sur l'un des sites les plus symboliques de la capitale, cristallise depuis des mois les critiques. Retards, polémiques sur les coûts, questions sur la conduite des travaux : le dossier n'a jamais été simple. Cette visite présidentielle devait faire le point sur l'avancement du chantier. Elle se déroule sans celui qui en a dessiné les plans.
##Interpellation le soir même
Quelques heures après l'inspection présidentielle, la nouvelle tombe : Erick Mauro Nguémah est conduit à la Direction générale de la recherche (DGR). Le lien exact entre son absence remarquée et son interpellation n'est pas officiellement confirmé, mais la concomitance des deux événements alimente toutes les interprétations à Libreville.
À ce stade, aucune autorité n'a communiqué publiquement sur les motifs précis de cette interpellation. L'architecte n'a pas non plus pu s'exprimer sur les raisons de son absence lors de la visite.
##Ce que ça change pour le chantier
Le monument Georges Damas Aléka reste un ouvrage sous haute surveillance politique et symbolique. Une interpellation de son maître d'œuvre, au lendemain d'une visite présidentielle où il aurait dû logiquement être présent, pose une question simple : qui pilotera la suite des travaux ?
Pour l'instant, ni la DGR ni les autorités en charge du projet n'ont détaillé le calendrier des prochaines étapes. Les Gabonais attendent des clarifications sur l'avancement réel du chantier et sur le sort de son architecte, dont dépend la suite du projet.
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