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Société

500 km à pied pour se faire entendre par Oligui Nguema

Dix femmes de Mouila marchent vers Libreville pour porter la voix de l'arrière-pays.

Elles sont parties du carrefour Ndendé, à Mouila. Dix femmes, membres de l'Association des femmes braves de Mouila, marchent depuis vers Libreville. Objectif : environ 500 kilomètres à pied pour aller à la rencontre du président Oligui Nguema.

Des femmes marchent en groupe sur une route au Gabon
Dix femmes de l'Association des femmes braves de Mouila marchent vers Libreville pour interpeller le président Oligui Nguema.

Un départ du fin fond du Sud

Le point de départ, c'est le carrefour Ndendé, dans le premier arrondissement de Mouila. De là, dix femmes ont pris la route, direction Libreville. Le trajet : près de 500 kilomètres, à pied, sur les axes gabonais.

Ces marcheuses appartiennent à l'Association des femmes braves de Mouila. Leur démarche n'a rien d'un simple coup d'éclat : elles disent vouloir porter, jusqu'à la présidence, les difficultés du quotidien vécues dans l'arrière-pays.

Se faire entendre par le chef de l'État

Leur cible est claire : rencontrer le président Oligui Nguema. Selon nos informations, aucune audience officielle n'est confirmée à ce stade. La marche vaut d'abord comme un signal, une manière de rendre visible ce qui, depuis les provinces reculées, met parfois des mois à remonter jusqu'à Libreville.

Ce geste s'inscrit dans un contexte où les zones rurales du Gabon réclament davantage d'attention sur l'accès aux soins, à l'eau ou aux routes. Marcher jusqu'à la capitale, c'est transformer une revendication en épreuve physique, difficile à ignorer.

Ce que ça change, concrètement

Pour l'instant, l'initiative reste portée par ces dix femmes seules, sans soutien institutionnel annoncé. Mais leur trajectoire, si elle se confirme jusqu'à Libreville, pourrait forcer une réponse officielle, ne serait-ce qu'un geste symbolique de la présidence.

À suivre : l'avancée de la marche, une éventuelle prise de contact des autorités, et surtout ce que ces femmes viendront concrètement demander une fois arrivées.

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