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Un ingénieur gabonais courtisé par six pays africains

Né à Okondja, Viannet Okouma M'Angha a bâti sa carrière sur quatre continents et quitte la direction exécutive de VAALCO Gabon.

Son nom circule dans six capitales africaines. Ingénieur binational gabonais et canadien, Viannet Okouma M'Angha vient de quitter ses fonctions d'Administrateur directeur général exécutif de VAALCO Gabon — et son profil affole les recruteurs du continent.

Ingénieur gabonais en tenue de travail sur un site pétrolier au coucher du soleil
Viannet Okouma M'Angha a bâti sa carrière sur quatre continents, de Gamba à Calgary.

De Gamba à Abou Dhabi, de Calgary à Port-Gentil : le parcours de Viannet Okouma M'Angha épouse la carte mondiale des hydrocarbures. Né à Okondja, dans le Haut-Ogooué, cet ingénieur binational gabonais et canadien a construit sa carrière sur quatre continents. Il vient de quitter son poste d'Administrateur directeur général exécutif de VAALCO Gabon.

Le parcours d'un enfant du Haut-Ogooué

Okondja, c'est le point de départ. Loin des tours de Houston ou des salles de commande de Port-Gentil. Entre les deux, une trajectoire qui a fait ses preuves sur des terrains aussi différents que le golf de Guinée, le désert émirati et les bassins sédimentaires canadiens.

Ce CV-là ne s'improvise pas. Il se construit site après site, puits après puits, dans un secteur — le pétrole et le gaz — où le Gabon joue une partie décisive pour son économie. Le profil de Viannet Okouma M'Angha incarne cette nouvelle génération de cadres gabonais formés à l'international et capables de diriger des opérations complexes.

Six pays se disputent son profil

Six pays africains voudraient aujourd'hui recruter le Gabonais. Ils y voient un dirigeant capable de porter leurs ambitions énergétiques, dans un continent qui multiplie les projets pétroliers et gaziers. Le signal est fort : la compétence gabonaise se vend, et elle se vend bien, jusque dans les capitales qui montent dans le secteur.

Pour le Gabon, c'est une carte à jouer. Un tel profil, formé ici, passé par les plus grandes places mondiales, devient une ressource précieuse quand il s'agit de négocier des partenariats, d'attirer des investissements ou de former des équipes locales. Le pays ne dispose pas seulement de réserves sous son sol : il a désormais des cadres dont la valeur est reconnue à l'extérieur de ses frontières.

Ce que cette convoitise dit du Gabon

Que six pays se penchent sur un même CV gabonais n'est pas anecdotique. Cela raconte une réalité concrète : l'expertise pétrolière nationale a atteint un niveau qui se négocie sur le marché continental. Pour un pays dont l'économie repose largement sur les hydrocarbures, chaque cadre de ce calibre qui rayonne devient un actif diplomatique et industriel.

La prochaine étape se joue dans les mois qui viennent : où Viannet Okouma M'Angha posera-t-il ses valises ? La réponse intéressera bien plus que les recruteurs. Elle dira, en creux, quelle place le Gabon occupe dans la nouvelle géographie africaine de l'énergie — et quel exemple cela trace pour les jeunes ingénieurs d'Okondja, de Gamba ou de Port-Gentil.

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