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Tchibanga assoiffée : les pluies ne viennent pas

Aucune averse significative depuis début septembre dans la Nyanga, où l'eau potable se fait rare et les champs se dessèchent.

À Tchibanga, le ciel reste vide et les files s'allongent. Depuis le début du mois de septembre, la capitale provinciale de la Nyanga n'a enregistré aucune précipitation significative. Résultat : l'eau manque, les sols craquent et la saison agricole se joue déjà dans l'incertitude.

Des habitants de Tchibanga transportant des bidons d'eau sous la chaleur, en l'absence de précipitations.
À Tchibanga, la quête de l'eau potable rythme désormais les journées, faute de pluies depuis début septembre.

À Tchibanga, on scrute le ciel chaque matin. En vain. Aucune pluie significative n'est tombée depuis le début du mois de septembre, alors que la deuxième quinzaine touche à sa fin. Le mercure, lui, continue de grimper et donne à la ville des airs de saison des pluies — sans l'eau qui va avec.

La corvée de l'eau, chaque jour recommencée

Le constat est simple et brutal : l'eau potable est devenue une denrée rare dans le chef-lieu de la Nyanga. Là où quelques fontaines publiques coulent encore, femmes, hommes et enfants patientent de longues heures, chacun son tour. Les autres, privés de tout point d'approvisionnement proche, parcourent de longues distances, bidons de grande capacité sur le dos, en quête du précieux liquide.

Une scène qui pèse d'abord sur les femmes et les enfants, premiers mobilisés pour cette corvée quotidienne. Et qui pèse sur le temps, l'énergie et la santé de toute une ville.

L'arrière-pays nyangais frappé aussi

La sécheresse n'épargne pas les campagnes. Plusieurs localités de l'intérieur de la province subissent le même retard des précipitations. Seule éclaircie : certaines zones du département de la Basse-Banio, notamment Mayumba et Panga, ont reçu de l'eau.

Pour les agriculteurs, l'alerte est sérieuse. Sans pluie, les semis ne lèvent pas, les sols se dessèchent et la menace d'une mauvaise saison agricole se précise dans cette province du Sud-Ouest, où l'activité rurale fait vivre de nombreuses familles. Chaque jour sans averse rapproche la récolte du scénario que personne ne souhaite.

Ce qu'il faut retenir

Tchibanga vit au ralenti hydrique. L'eau courante se raréfie, les fontaines deviennent des points de ralliement, et l'agriculture locale retient son souffle. Le retard des pluies n'est pas qu'un caprice du ciel : c'est une contrainte directe sur le quotidien et sur les revenus.

La suite se joue au-dessus de la Nyanga. Chaque averse compte. En attendant, les habitants tiennent — bidons en main, regards levés.

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