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Sénégal : Diomaye Faye lance son propre parti, loin de Sonko

Le président sénégalais tourne une page en dévoilant KIIRAAY, sa nouvelle formation politique.

Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé samedi à Dakar son propre parti, baptisé KIIRAAY – Les Patriotes Républicains. Un geste fort qui confirme la rupture entre le chef de l'État et son ancien mentor Ousmane Sonko, à la tête du PASTEF. Le paysage politique sénégalais entre dans une nouvelle phase.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye lors d'une allocution officielle
Le président Bassirou Diomaye Faye a lancé samedi son propre parti, KIIRAAY.

Une naissance à Dakar

C'est dans un hôtel de la capitale sénégalaise que tout s'est joué. Samedi 25 juillet, une assemblée générale constitutive a donné naissance à KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, le nouveau parti du président Bassirou Diomaye Faye. Devise choisie : « La Patrie d'abord ».

Le symbole est fort. Pour la première fois depuis son élection, le chef de l'État sénégalais s'affranchit du parti qui l'a porté au pouvoir, le PASTEF, dirigé par Ousmane Sonko, son ancien allié devenu Premier ministre.

Une rupture qui se confirme

L'information, encore à confirmer par d'autres sources, indique une recomposition politique majeure à Dakar. Depuis plusieurs mois, des tensions étaient perceptibles entre les deux hommes, autrefois présentés comme un binôme indissociable lors de la campagne présidentielle.

En créant sa propre structure, Diomaye Faye s'offre un outil politique qui lui est propre, indépendant de l'appareil PASTEF. De quoi préparer l'avenir, à un moment où les grandes échéances électorales sénégalaises se profilent déjà à l'horizon.

Et pour le Gabon ?

La scène politique sénégalaise reste scrutée depuis Libreville, tant le Sénégal fait figure de référence démocratique en Afrique de l'Ouest. Cette rupture entre les deux têtes de l'exécutif sénégalais illustre la fragilité des alliances de circonstance nouées avant une élection.

Un enseignement qui parle à toutes les jeunes démocraties du continent, Gabon compris, où la solidité des coalitions post-électorales reste un sujet d'observation permanent. L'affaire est suivie avec attention par les chancelleries de la sous-région.

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