Santé : les agents sans poste budgétaire montent au front à Libreville
Le Collectif des agents en attente de poste budgétaire du ministère de la Santé a manifesté lundi devant sa tutelle pour réclamer sa régularisation.
Ils soignent, vaccinent et tiennent des postes dans les structures sanitaires publiques, mais leur situation administrative reste bloquée depuis des années. Ce lundi 28 septembre, les agents en attente de poste budgétaire du ministère de la Santé ont manifesté devant leur ministère, à Libreville, pour exiger la régularisation de leur situation.

Une journée de colère devant le ministère
Ils étaient rassemblés devant les locaux de leur ministère de tutelle, ce lundi 28 septembre, à Libreville. Le Collectif des agents en attente de poste budgétaire (APB) du ministère de la Santé a déclenché un mouvement d’humeur pour dénoncer une situation qu’ils qualifient d’insupportable : des années de service sans salaire ni statut définitif.
Ces professionnels de santé — infirmiers, sages-femmes, techniciens de laboratoire et autres agents — travaillent dans les structures publiques. Mais ils ne figurent pas sur la masse salariale de l’État. Résultat : rémunérations irrégulières, retards accumulés et précarité extrême.
Des soignants sans statut, des services sous tension
Le paradoxe est là. Ces agents tiennent des postes dans des services qui fonctionnent grâce à eux, notamment dans les zones où les effectifs manquent. Mais leur situation administrative n’a jamais été régularisée.
Ils demandent donc deux choses : leur intégration dans la masse salariale de l’État et le paiement de leurs arriérés. Le mouvement de ce lundi vise à obtenir une réponse rapide et concrète de la tutelle.
Ce que réclame le collectif
Devant le ministère, les manifestants ont réclamé leur régularisation immédiate. Pour eux, il ne s’agit pas d’une revendication de confort : sans poste budgétaire, pas de salaire garanti, pas de couverture sociale et pas d’avancement.
Le collectif demande une audience avec la ministre de la Santé et un calendrier de traitement des dossiers. Aucune réponse officielle n’a encore été rendue publique.
Et maintenant ?
La balle est désormais dans le camp de la tutelle. Une régularisation ouvrirait la voie à des paies régulières, des arriérés soldés et une couverture sociale pour ces agents. C’est aussi une condition pour stabiliser des services de santé déjà sous pression.
Les regards sont tournés vers le ministère. Les agents préviennent : ils resteront mobilisés jusqu’à la régularisation complète.
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