Santé : le gouvernement passe à l'action, trois mesures adoptées
Aides-soignants formés à Mouila, Makokou et Oyem, santé mentale redressée, spécialistes redéployés dans les provinces.
Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement gabonais a adopté trois mesures pour rapprocher les soins des populations. Formation, santé mentale, médecins spécialistes : voici ce qui va changer concrètement.

Des décisions prises. Elles sont trois, et elles touchent directement le quotidien des patients gabonais.
Aides-soignants : trois nouvelles écoles dès 2026
Première mesure : l'ouverture d'une filière de formation des aides-soignants dès l'année académique 2026-2027. Elle sera dispensée dans les Écoles provinciales de formation d'action sanitaire et sociale (EPFASS) de Mouila, Makokou et Oyem.
Le dispositif s'adresse aux titulaires du Brevet d'études du premier cycle. Objectif : étoffer le personnel de proximité dans les structures sanitaires de l'intérieur du pays, là où l'assistance fait souvent défaut.
Le Centre national de santé mentale redressé
Deuxième décision : le redressement du Centre national de santé mentale (CNSM). Une prise en charge longtemps laissée en marge, alors que la demande de soins psychiatriques progresse dans les grandes villes comme dans les zones rurales.
En s'attaquant au CNSM, l'exécutif reconnaît implicitement que cette structure doit monter en gamme pour répondre aux besoins réels de la population.
Les spécialistes redéployés dans les provinces
Troisième mesure : le redéploiement des médecins spécialistes dans les provinces. Un point sensible. Aujourd'hui, l'essentiel des compétences pointues reste concentré à Libreville, obligeant des familles entières à se déplacer pour une consultation spécialisée.
Ce redéploiement vise à corriger ce déséquilibre entre la capitale et le reste du territoire, où les patients attendent parfois des mois pour un rendez-vous.
Ce que ça change pour vous
Concrètement, ces trois mesures devraient alléger la pression sur les hôpitaux de Libreville et rapprocher les soins des bassins de population. Pour les jeunes de Mouila, Makokou et Oyem, c'est aussi une nouvelle voie professionnelle qui s'ouvre dès la rentrée 2026-2027.
Reste désormais l'étape de la mise en œuvre : ouverture effective des filières, calendrier de redéploiement et moyens alloués au CNSM. Le Conseil des ministres a posé le cadre. Les Gabonais attendent maintenant les résultats sur le terrain.
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