Retraite des députés : 1,1 million FCFA par mandat
Un ancien député de Moanda monte au front et chiffre la pension versée aux parlementaires après un seul mandat.
Jean-Valentin Leyama, ancien député de Moanda, sort du silence. Il chiffre à 1,1 million de FCFA par mois la pension d'un parlementaire après un seul mandat et répond à la polémique sur les régimes spéciaux de retraite.

Le chiffre est lâché. Un parlementaire ayant accompli un seul mandat toucherait 1,1 million de FCFA de pension, selon Jean-Valentin Leyama, ancien député de Moanda, dans le Haut-Ogooué.
Il l'affirme dans une tribune, en réponse à la demande portée par Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, député du deuxième siège d'Akanda, qui réclame la suppression des régimes spéciaux de retraite des parlementaires.
Le montant qui relance le débat
Après un mandat — cinq ans à l'Assemblée nationale — un ancien député percevrait donc 1,1 million de FCFA chaque mois. Un chiffre qui pèse lourd face au salaire moyen gabonais et qui explique la vigueur de la polémique.
Jean-Valentin Leyama ne se contente pas de répondre à son collègue d'Akanda. Il remet en lumière un dispositif qui, pour beaucoup de Gabonais, reste opaque : combien coûtent réellement les anciens parlementaires au budget de l'État ?
Ce que demandent les détracteurs
La sortie de Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi n'est pas un coup d'épée dans l'eau. Il demande ni plus ni moins la suppression des régimes spéciaux dont bénéficient sénateurs et députés. Pour lui, ces privilèges n'ont plus lieu d'être dans un pays qui cherche à maîtriser ses dépenses publiques.
La tribune de Leyama s'inscrit dans ce bras de fer. L'ancien élu du Haut-Ogooué défend un système qu'il estime légitime, tandis que son collègue d'Akanda plaide pour sa remise à plat.
Et pour les Gabonais ?
Concrètement, le débat pose une question simple : faut-il continuer à verser 1,1 million de FCFA par mois à vie à chaque ancien parlementaire après un seul mandat ? Les finances publiques, elles, ne sont pas extensibles.
Pour l'instant, aucune décision officielle n'a été annoncée. Mais le sujet est désormais chiffré, public, et il promet de revenir sur la table. Les prochaines semaines diront si la demande de suppression des régimes spéciaux trouve une oreille attentive au sommet de l'État.
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