EN DIRECTL'actualité du Gabon en continu, vérifiée et mise en perspective.
Politique

Réseaux sociaux suspendus : la loi est votée, le blocage persiste

Près de cinq mois après la coupure décidée par la HAC, la loi censée régler le problème est adoptée, mais rien ne bouge sur le terrain.

Cinq mois. C'est le temps que les Gabonais attendent la levée de la suspension des réseaux sociaux, décidée par la Haute Autorité de la Communication. Une loi a pourtant été adoptée pour encadrer la situation. Mais sur les téléphones, rien n'a changé : Facebook, WhatsApp et les autres restent inaccessibles sans détour technique.

Smartphone affichant une erreur de connexion à un réseau social
La suspension des réseaux sociaux, décidée par la HAC, dure depuis près de cinq mois.

Une suspension qui s'éternise

Tout part d'une décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) : suspendre l'accès aux réseaux sociaux. Depuis, près de cinq mois se sont écoulés. Pour beaucoup de Gabonais, le réflexe est devenu quotidien : passer par un VPN pour ouvrir WhatsApp ou Facebook.

Une loi a depuis été adoptée pour encadrer ce dossier sensible. Sur le papier, elle devait clarifier les règles et ouvrir la voie à un retour à la normale. Dans les faits, la coupure tient toujours.

Pourquoi ça coince encore

Selon nos informations, l'écart entre le texte voté et son application concrète nourrit une incompréhension grandissante. Les raisons précises de ce blocage restent, à ce stade, peu détaillées publiquement. Nous traitons cette information avec prudence, une seule source évoquant ce point pour l'instant.

Ce flou entretient les questions les plus simples : qui doit agir pour lever la suspension ? Le texte adopté est-il suffisant, ou attend-il encore un décret d'application ? Sur ces points, aucune confirmation officielle n'a été obtenue à ce jour.

Ce que ça change pour les Gabonais

Les réseaux sociaux, ce n'est pas un détail. C'est le canal utilisé par des commerçants pour vendre, par des étudiants pour s'informer, par des familles pour rester en contact via la diaspora. Une coupure prolongée pèse sur ces usages du quotidien, même contournée par des solutions techniques.

Tant que le texte de loi ne se traduit pas par un rétablissement effectif de l'accès, la question reste entière pour des milliers d'utilisateurs connectés depuis Libreville, Port-Gentil ou Franceville.

À suivre

La loi existe mais son application concrète reste attendue. Nous continuerons à suivre ce dossier et à vérifier auprès des autorités compétentes les raisons exactes de ce retard, avant toute confirmation d'un calendrier de levée de la suspension.

À lire aussi