RDC : la pêche encadrée par une nouvelle loi votée au Sénat
Le Sénat congolais adopte à l'unanimité les principes fondamentaux régissant la pêche et l'aquaculture.
Le Sénat de la République démocratique du Congo a voté, mercredi dernier, le texte harmonisé sur la pêche et l'aquaculture. Un vote net : 76 sénateurs présents, tous favorables, aucune voix contre. Ce texte doit désormais fixer un cadre légal clair pour un secteur vital mais longtemps sous-régulé.

Un vote unanime au Palais du peuple
Le Sénat congolais a adopté la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l'aquaculture. La séance s'est tenue au Palais du peuple, siège du Parlement à Kinshasa.
Le scrutin a suivi l'adoption du rapport de la commission mixte paritaire, réunissant Assemblée nationale et Sénat, conformément à l'article 135 de la Constitution congolaise. Ce mécanisme permet d'harmoniser un texte quand les deux chambres n'ont pas voté une version identique.
Le résultat ne laisse aucune place au doute : sur les 109 sénateurs que compte la chambre haute, 76 étaient présents. Tous ont voté pour. Aucune voix contre, aucune abstention, a précisé le président du Sénat, Jean Michel Sama Lukonde.
Pourquoi ce texte compte
La pêche et l'aquaculture représentent une activité économique essentielle pour des millions de Congolais vivant le long du fleuve Congo et de ses affluents. Fixer des principes fondamentaux dans la loi vise à structurer un secteur souvent informel, en clarifiant les droits d'exploitation, la gestion des ressources et les responsabilités des acteurs.
Le contenu détaillé de la loi n'a pas encore été rendu public dans son intégralité. Nos informations restent à ce stade partielles sur les mesures concrètes qu'elle instaure.
Un signal pour la région
Ce vote intervient alors que plusieurs pays d'Afrique centrale, dont le Gabon, cherchent eux aussi à moderniser leur cadre légal sur la pêche pour préserver les stocks et structurer la filière. L'expérience congolaise, une fois le texte promulgué, pourrait servir de point de comparaison pour les législateurs de la sous-région.
Reste une étape : la promulgation par le président de la République, Félix Tshisekedi, sans laquelle le texte ne peut entrer en vigueur.
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