Prison de 1 100 places : Oligui Nguema verrouille le calendrier
Le chef de l'État a reçu le ministre de la Justice et les financeurs du projet de Plaine Ayémé, avant une audience avec le vice-président Alexandre Barro Chambrier.
Deux dossiers sur la table présidentielle ce mercredi à Libreville. Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu le ministre de la Justice Augustin Emane et les partenaires du projet de prison de haute sécurité de Plaine Ayémé, puis le vice-président Alexandre Barro Chambrier. Financement, calendrier, gouvernement, communes : le cap est fixé.

Plaine Ayémé : 1 100 places contre la surpopulation carcérale
C'est le chiffre à retenir : 1 100 détenus. La future prison de haute sécurité de la Plaine Ayémé doit absorber la surpopulation carcérale qui étrangle les maisons d'arrêt du pays.
Le ministre de la Justice, Augustin Emane, s'est présenté à la présidence avec le commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire, le général Jean Germain Effayong Onong, et les représentants d'Invest Private Capital Group SRO, partenaire du projet. Ils ont présenté au chef de l'État les modalités de financement et le calendrier prévisionnel des travaux.
Autrement dit : le montage financier est désormais sur la table, avant le premier coup de pioche.
Le vice-président remonte le terrain
Juste après, Oligui Nguema a reçu le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier. Au menu : l'actualité nationale, le renouvellement de l'équipe gouvernementale et les orientations données aux nouveaux ministres.
Le vice-président a aussi porté les préoccupations des municipalités : accélération de l'action gouvernementale, meilleure gestion des communes et transparence dans la mobilisation des finances locales. Décentralisation : le mot est lâché.
Un vice-président qui remonte le quotidien des mairies au sommet de l'État : c'est le circuit court entre les quartiers et le palais.
Ce que ça change pour le quotidien
Une prison neuve à hautes normes de sécurité, c'est d'abord moins de matelas au sol dans des bâtiments saturés. Ensuite, plus de sécurité pour les personnels pénitentiaires qui travaillent aujourd'hui à flux tendu.
Cette approche s'inscrit dans une démarche qui articule financement privé et pilotage public : l'État fixe les normes et le calendrier, les partenaires apportent les fonds.
Pour les communes, les annonces se joueront sur un terrain plus proche des administrés : des mairies mieux financées, des services de proximité qui suivent. Le vice-président en a fait la priorité de son passage.
Un État qui planifie ses chantiers et qui écoute ses collectivités : voilà la méthode qui se dessine audience après audience. La prochaine étape est claire : le démarrage effectif des travaux de Plaine Ayémé, et la traduction concrète de la feuille de route fixée aux nouveaux ministres.
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