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Pharmacie : 4 réformes pour sécuriser vos médicaments

Faux produits, pénuries, numérique : l'Ordre des pharmaciens a posé ses chantiers pour 2026.

L'Ordre national des pharmaciens du Gabon a réuni la profession le 25 septembre à Acaé, dans le 5e arrondissement de Libreville, pour la 3e Journée pharmaceutique nationale. Thème de l'édition : « Le pharmacien au cœur des réformes sanitaires : Éthique, Responsabilité et Qualité des soins ». Quatre chantiers en sont sortis.

Intérieur d'une pharmacie au Gabon avec des médicaments rangés sur étagères
La 3e Journée pharmaceutique nationale s'est tenue le 25 septembre à Acaé, à Libreville.

Ce qui a été décidé

Quatre réformes structurent désormais l'action de l'Ordre national des pharmaciens du Gabon (ONPG). Elles portent sur la sécurisation du médicament, la prévention des pénuries, la responsabilité des pharmaciens et le virage numérique du secteur. L'objectif affiché : que la Pharmacie centrale et les officines de quartier ne laissent plus passer un produit douteux.

Le thème retenu résume l'exigence : éthique, responsabilité, qualité des soins. Autrement dit, ce n'est plus seulement une question de commerce. C'est une question de santé publique.

Faux médicaments : le vrai danger

C'est le premier motif d'inquiétude. Les faux médicaments circulent encore dans les circuits parallèles, et une pharmacie qui les laisse entrer met en danger ses clients — souvent chez les plus vulnérables, ceux qui achètent au détail et au plus pressé.

D'où le renforcement annoncé des contrôles et de la traçabilité. Un pharmacien qui engage sa responsabilité, c'est un maillon de plus qui filtre. Le travail a été présenté comme un chantier de fond, pas une opération de communication.

Pénuries : prévenir avant de soigner

Deuxième réforme : anticiper les ruptures de stock. Une pénurie, au Gabon, ce n'est pas une statistique : c'est un malade à Libreville, Port-Gentil ou Franceville qui attend ou qui renonce.

Les professionnels ont donc planché sur les mécanismes de vigilance et d'approvisionnement, avec la tutelle sanitaire et les partenaires du secteur. Le message : mieux vaut prévenir la rupture que la constater.

Le numérique, levier du quotidien

Troisième pilier : la digitalisation. Traçabilité des lots, suivi des stocks, transmission d'informations entre l'Ordre, les grossistes et les officines. C'est le nerf de la guerre contre les faux produits et les pénuries annoncées.

Un hommage aux figures de la profession a également marqué cette troisième édition. La journée n'était pas qu'un catalogue de mesures : elle faisait aussi mémoire.

Et alors, pour vous ?

Concrètement, le chantier vise votre pharmacie de quartier. Un circuit plus propre, des stocks mieux tenus, des pharmaciens plus responsabilisés : à terme, c'est moins de risque de tomber sur un produit falsifié et moins de ruptures au comptoir.

Les réformes sont posées, la profession réunie. Ce qui reste à faire, c'est le plus dur : transformer quatre annonces en pratiques quotidiennes dans tout le pays.

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