Oyem : les coupures de courant paralysent l’administration
Depuis le 2 octobre, les services publics du Woleu-Ntem tournent au ralenti, faute de gasoil pour alimenter les groupes électrogènes.
À Oyem, chef-lieu du Woleu-Ntem, des administrations fonctionnent au ralenti, voire s’arrêtent par moments, depuis le 2 octobre. En cause : des coupures d’électricité répétées qui pénalisent directement les usagers.

Une semaine de démarches bloquées
À Oyem, depuis le 2 octobre, les services provinciaux de l’administration publique vivent au rythme des coupures. Dossiers en attente, guichets fermés par intermittence : les usagers sont les premiers à payer, contraints de reporter leurs démarches.
Le phénomène touche aussi bien les services de l’État que les usagers venus déposer un dossier. Quand le courant revient, il faut rattraper le temps perdu — et tout s’accumule.
Le gasoil en question
Sur place, les perturbations seraient liées à une pénurie de gasoil. Sans carburant, les groupes électrogènes qui prennent habituellement le relais ne peuvent pas combler les coupures du réseau.
C’est là tout le paradoxe : un chef-lieu de province dépend d’un réseau fragile et de groupes électrogènes eux-mêmes dépendants d’un approvisionnement en carburant. Quand l’un flanche, l’autre suit.
Ce que ça change pour les Gabonais
Pour un habitant d’Oyem, une coupure n’est pas un désagrément : c’est une journée perdue. Un extrait d’acte de naissance, un dossier administratif, un document à retirer — tout prend du retard.
Et plus la coupure dure, plus la file d’attente s’allonge. Le retour à la normale dépend désormais du rétablissement de l’approvisionnement en carburant et du fonctionnement du réseau électrique.
En clair : à Oyem, l’électricité n’est pas qu’un confort. C’est le carburant de l’administration, et donc de la vie quotidienne.
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