Oyem : l'école d'agriculture rouvre après 5 ans
Les cours ont repris à l'École nationale de développement rural d'Oyem, dans le Woleu-Ntem : des élèves dans les salles, d'autres à la ferme-école.
Fermée pendant cinq ans, l'École nationale de développement rural (ENDR) d'Oyem a rouvert ses portes et les cours ont effectivement repris. Une rentrée attendue dans le Woleu-Ntem, où l'établissement doit reformer les jeunes aux métiers de la terre.

Des salles occupées, une ferme-école en activité
À Oyem, l'ENDR n'est plus un bâtiment vide. Les cours ont repris à l'École nationale de développement rural, dans la province du Woleu-Ntem. Le constat est simple : des apprenants en salle, d'autres en travaux pratiques à la ferme-école. Le personnel administratif et les formateurs sont à leurs postes.
« Les formateurs sont là, les jeunes sont dans les salles et d'autres sont en travaux pratiques à la ferme-école », indique la directrice des études, Sandrine Rachel Ngoa Oyane épouse Essono. Une façon de dire que la mécanique tourne, après cinq ans d'arrêt.
Trois ans de formation, un tronc commun
La formation s'étale sur trois ans. En première année, tous les apprenants suivent un tronc commun, avant de se spécialiser. L'école a rouvert après d'importants travaux de réhabilitation et d'extension.
Le calendrier a été tenu : rentrée administrative le 7 septembre, rentrée des classes fixée au 28 septembre. Cinq ans de fermeture, c'est cinq ans de jeunes du Nord privés d'une voie directe vers les métiers agricoles. Cette réouverture la leur rend.
Ce que ça change pour le Woleu-Ntem
Le Woleu-Ntem vit de l'agriculture. Une école qui forme aux techniques de production, d'élevage et de gestion agricole n'est pas un luxe local : c'est une fabrique de compétences pour les exploitations, les coopératives et les filières de la province.
Chaque promotion qui sortira d'ici pourra exploiter, encadrer ou créer. L'ENDR redevient un outil de terrain, pas un site à l'abandon. Pour un jeune d'Oyem ou des villages voisins, c'est une porte qui rouvre sans quitter le département.
La cérémonie officielle de réouverture, avec le ministre de l'Agriculture attendu, doit sceller ce redémarrage. Le plus parlant reste ce que l'on voit déjà dans l'école : des élèves en cours, une ferme-école qui fonctionne. La rentrée est faite.
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