Ntoum : une soixantaine d'interpellations dans la nuit
Armes blanches, stupéfiants et mineurs : la police ratisse le Grand Ntoum de Bikélé au PK12.
La Préfecture de police du Grand Libreville et le commissariat de Ntoum ont mené, dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 septembre, une vaste opération de sécurisation. Une soixantaine de personnes ont été interpellées, dont des mineurs, pour des infractions allant du port d'arme blanche au trafic de stupéfiants.

Les gyrophares ont remplacé le calme nocturne. Du centre de Ntoum à Essassa, en passant par Bikélé et une portion du PK12, le dispositif a ratissé plusieurs zones sensibles du Grand Ntoum, avec un ciblage prioritaire des débits de boissons et des lieux de forte affluence nocturne.
Ce que dit le bilan
Une soixantaine de personnes ont été interpellées au cours de la nuit. Les motifs sont variés : port d'armes blanches, détention de stupéfiants et troubles à l'ordre public. Des mineurs figurent parmi les personnes appréhendées, un point qui retient l'attention des autorités.
L'opération a été conduite sous l'égide de la Préfecture de police du Grand Libreville (6e arrondissement), en collaboration étroite avec le commissariat de Ntoum. Preuve que le dispositif ne s'arrête pas aux limites administratives de la capitale.
Pourquoi Ntoum était ciblée
Commune en pleine croissance au nord de Libreville, Ntoum concentre des flux quotidiens de travailleurs, de transporteurs et de commerçants. Cette vitalité attire aussi son lot de trafics : les débits de boissons et les points de rassemblement nocturne servent régulièrement de base arrière à des activités illicites.
En frappant ces lieux en pleine nuit, les forces de l'ordre envoient un signal clair : l'axe Libreville-Ntoum reste une priorité de sécurisation.
Ce que ça change concrètement
Pour les habitants du Grand Ntoum, l'enjeu est direct. Une commune où l'on circule et où l'on ouvre son commerce sans crainte, c'est d'abord moins de violence de proximité et moins de trafics visibles. Les armes blanches saisies lors de ce type de contrôle sont souvent celles qui alimentent les règlements de comptes et les agressions nocturnes.
Les personnes interpellées doivent désormais être fixées sur leur sort : présentation au parquet, poursuites pour les infractions les plus graves, et prise en charge spécifique pour les mineurs. La suite passe par le tribunal, où les dossiers seront instruits.
La Préfecture de police du Grand Libreville n'a pas annoncé de calendrier pour d'éventuelles opérations similaires. Mais le message est passé : la nuit n'est plus un refuge pour ceux qui croyait y opérer à l'abri des regards.
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