Nkoltang : la prison de 1 108 places sur la table de l'État
Le chef de l'État a reçu le dossier technique du futur établissement pénitentiaire, présenté avec un calendrier de 36 mois de travaux.
Le projet de construction de la prison de Nkoltang a été présenté au chef de l'État. Un complexe de 1 108 places, porté par des partenaires internationaux, avec un objectif affiché : desserrer l'étau de la surpopulation carcérale au Gabon.

Le dossier est sur la table du sommet de l'État. Le chef de l'État a reçu une délégation venue présenter le projet de construction du futur établissement pénitentiaire de Nkoltang, dans la commune d'Akanda.
Autour de la table : le ministre de la Justice, le commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire et les représentants du partenaire du projet. Objectif de la séance : restituer les données techniques qui doivent guider l'édification de la maison d'arrêt.
1 108 places, 36 mois de chantier
Les contours se précisent. L'infrastructure offrira une capacité maximale de 1 108 places, pour 36 mois de travaux, soit trois ans. La conception architecturale est confiée à un cabinet partenaire de Swiss Invest, opérateur retenu pour le chantier.
Le complexe ne se limitera pas aux cellules. Il comprendra des espaces de détention, des logements et une caserne destinée au personnel de la Sécurité pénitentiaire. De quoi doter l'administration carcérale d'un outil taillé pour ses missions de surveillance et de sécurité.
La surpopulation carcérale en ligne de mire
C'est le cœur du sujet. Ce modèle de détention ultramoderne doit aider les autorités à répondre de manière graduelle à la surpopulation carcérale qui étouffe les prisons gabonaises. Un mal ancien, qui pèse sur les conditions de détention comme sur le travail des agents.
Les partenaires ont affiché leur disponibilité technique et financière pour mener le projet à terme. Un signal attendu, alors que le financement reste le nerf de la guerre pour ce type d'infrastructure.
Prochaine étape : le financement et le top départ
Tout n'est pas encore verrouillé. Les prochaines étapes devront préciser les conditions effectives de financement, le calendrier de démarrage et les modalités d'exécution. Autrement dit : qui paie, quand les pelleteuses entrent en action, et comment le chantier est piloté.
Une fois ces verrous levés, Nkoltang pourrait changer la donne pour le système pénitentiaire gabonais. Le dossier avance. Il reste à transformer l'accord de principe en première pierre.
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