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Mu Tsanu : Batchiellilys s'invite dans 640 écoles

La chanteuse gabonaise lance une tournée nationale du 15 novembre pour faire de l'écoute un réflexe dès la classe.

Annie-Flore Batchiellilys ne se contente plus de chanter. À partir du 15 novembre, elle sillonne le Gabon avec « Mu Tsanu », une tournée qui mêle musique et médiation sociale dans 640 établissements scolaires. Objectif : apprendre aux élèves à s'écouter avant de se répondre.

Annie-Flore Batchiellilys s'adressant à des élèves dans une cour d'école au Gabon
Annie-Flore Batchiellilys lance « Mu Tsanu » : 640 établissements scolaires visités à partir du 15 novembre.

Annie-Flore Batchiellilys change de scène. Dès le 15 novembre, la voix gabonaise la plus reconnaissable du pays abandonne un temps les salles de concert pour les préaux. Sa tournée nationale s'appelle « Mu Tsanu » et vise 640 établissements scolaires à travers le Gabon.

Le pari d'une école qui écoute

Le principe est simple, l'ambition ne l'est pas. Dans chaque école visitée, l'artiste troque son micro de chanteuse contre une casquette de médiatrice. Au programme : dialogue, relation à l'autre, vivre-ensemble. « Faire de l'écoute et du dialogue des réflexes dès l'école », résume l'idée portée par la tournée.

Autrement dit, on n'attend pas que les conflits éclatent pour apprendre à se parler. On commence en classe, entre élèves, avec une intervenante qui sait tenir une audience.

La musique comme langue d'ouverture

Pourquoi une chanteuse pour porter ce message ? Parce que Batchiellilys parle au pays depuis des années, et que sa voix ouvre des portes qu'un discours officiel ne franchit pas toujours. La musique sert de porte d'entrée ; la médiation professionnelle fait le reste, loin du seul divertissement.

Dans le « Gabon profond », là où les tournées s'arrêtent rarement, cette double casquette peut faire la différence. L'artiste ne vient pas seulement chanter : elle vient outiller.

Ce qui change concrètement

640 établissements, ce n'est pas une visite de courtoisie. C'est un dispositif étalé dans le temps, qui place l'école au centre de la reconstruction du lien social. Les élèves qui apprendront à écouter aujourd'hui seront les adultes qui dialogueront demain.

Le coup d'envoi est fixé au 15 novembre. D'ici là, le pays sait une chose : une de ses plus grandes voix ne vient pas seulement se produire. Elle vient travailler, dans les salles de classe, sur ce qui nous manque parfois le plus. S'écouter.

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