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Mines : le Gabon défend une Afrique qui transforme elle-même

À Marrakech, Libreville plaide pour une chaîne minière africaine intégrée, du gisement à la dernière tonne fondue.

Le Gabon a porté sa voix au Maroc, à l'occasion d'un grand rendez-vous minier continental. Message central : l'Afrique ne doit plus exporter ses minerais bruts pour importer des produits finis à prix d'or.

Site d'exploitation minière au Gabon avec engins et tas de minerai.
Le Gabon a porté sa position sur la transformation locale des minerais lors d'un grand rendez-vous minier au Maroc.

Le Gabon a fait entendre sa position sur la scène minière africaine. Au Maroc, où se tient un grand rendez-vous du secteur, Libreville a défendu une idée simple : unir les forces du continent pour transformer sur place les minerais extraits ici.

Dès la première prise de parole, le cap est clair — le Gabon ne vient pas seulement écouter, il vient compter.

Un mot d'ordre : transformer sur place

L'essentiel du message tient en une phrase : une industrie minière africaine intégrée, du gisement à la dernière tonne fondue. Concrètement, bâtir des chaînes de valeur communes plutôt que vendre du brut.

Pour Libreville, ce n'est pas une posture. Sous l'impulsion du Président de la République, le pays a fait de la transformation locale une priorité nationale, de la filière manganèse au projet de fer de Belinga.

Ce que cela change pour le pays

Derrière la diplomatie, un enjeu très concret : des emplois, des recettes fiscales et une économie moins dépendante du seul pétrole.

Un lingot transformé au Gabon vaut plus qu'un lingot exporté brut. Chaque étape retenue à l'intérieur des frontières, c'est une usine, un poste de travail et une compétence qui reste au pays.

L'enjeu dépasse les frontières. Face à des partenaires internationaux qui achètent le minerai pour le raffiner ailleurs, un bloc africain coordonné pèse davantage dans les négociations. Unir les voix, c'est se donner un levier que chaque pays, seul, n'a pas.

Et maintenant

La suite se jouera sur les accords, les partenariats et les investissements dans les infrastructures. Le rendez-vous marocain pose la direction ; l'exécution viendra des mois à venir.

Pour le Gabon, la ligne ne variera pas : triple objectif — du minerai, de l'industrie, des emplois — et le refus de servir de simples puits d'extraction. Le pays veut désormais une place dans le haut de la chaîne.

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