Manganèse : une députée salue le protocole signé lors de la visite en France
Une élue gabonaise félicite le chef de l'État pour l'accord conclu avec Eramet, qu'elle juge porteur pour l'industrialisation du pays.
La visite d'État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France fait réagir à Libreville. Une députée salue en particulier le protocole d'accord signé avec le groupe minier Eramet sur le manganèse, qu'elle présente comme une avancée pour la transformation locale du minerai. L'information repose pour l'instant sur une seule source et mérite d'être suivie.

Une visite commentée jusqu'à l'Assemblée
La tournée du président Oligui Nguema en France continue de faire parler. Parmi les réactions recueillies, celle d'une députée de la 5e République, qui dit vouloir féliciter le chef de l'État pour une visite qu'elle juge utile au rayonnement du Gabon à l'international.
Son attention se porte surtout sur un point précis : le protocole d'accord signé avec Eramet, géant français du secteur minier déjà bien implanté à Moanda. Selon elle, ce texte marque un tournant dans la manière de gérer la ressource manganèse.
Ce que dit la parlementaire du protocole Eramet
Pour la députée, l'accord "place enfin la transformation locale, la création de valeur ajoutée et l'industrialisation au centre de la relation minière". Une manière de dire que le Gabon ne veut plus seulement extraire et exporter du minerai brut, mais viser une part plus grande de transformation sur son propre sol.
Elle appelle désormais à concrétiser cette ambition, sans détailler pour l'instant de calendrier précis ni de mécanisme de suivi. Le contenu exact du protocole n'a pas encore été rendu public dans le détail.
Prudence de rigueur
Cette déclaration provient à ce stade d'une seule source, et les termes précis de l'accord avec Eramet restent à confirmer. Ce que l'on sait : le Gabon est déjà l'un des tout premiers producteurs mondiaux de manganèse, via la Comilog, et l'enjeu de la transformation locale revient régulièrement dans le débat public depuis plusieurs années.
Et pour les Gabonais ?
Si les intentions annoncées se traduisent en investissements concrets, l'enjeu touche directement l'emploi industriel à Moanda et dans le Haut-Ogooué, ainsi que les recettes tirées de la filière minière. Reste à voir, dans les prochaines semaines, quels engagements chiffrés et quel calendrier suivront cette déclaration politique.
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