EN DIRECTL'actualité du Gabon en continu, vérifiée et mise en perspective.
Politique

Manfoumbi réclame une «doctrine d’État» pour refonder le Gabon

L’ancien directeur général du Budget juge que la refondation ne peut pas se limiter à un simple lifting institutionnel.

Dans une tribune publiée sur sa page Facebook le 15 juillet, Yves Fernand Manfoumbi hausse le ton. Pour l’ancien ministre et ex-DG du Budget, le Gabon doit se doter d’une véritable doctrine d’État, bâtie sur la planification et l’évaluation. Sans ce virage, prévient-il, la refondation restera un mot creux.

Façade d'un bâtiment administratif à Libreville, symbole de l'appareil d'État gabonais
La refondation de l'État gabonais est au cœur des débats publics depuis plusieurs mois.

Un plaidoyer pour changer de méthode

Le constat de départ est simple, presque brutal : on ne refonde pas un pays à coups d’ajustements cosmétiques. C’est le message central porté par Yves Fernand Manfoumbi, technocrate qui a occupé la direction générale du Budget avant de passer par un ministère. Sa tribune, diffusée sur les réseaux sociaux, appelle à un « virage conceptuel radical » dans la manière de gouverner.

Selon lui, deux piliers doivent structurer l’action publique : la planification, pour fixer un cap clair et des priorités budgétaires cohérentes, et l’évaluation, pour mesurer réellement l’impact des politiques menées plutôt que de se contenter d’annonces. Une manière de dire que gouverner ne se résume pas à multiplier les réformes, mais à vérifier qu’elles produisent des résultats.

Ce que ça change, concrètement, pour les Gabonais

Si l’idée venait à s’imposer dans l’appareil d’État, cela signifierait des projets publics suivis dans le temps — écoles, routes, hôpitaux — avec des indicateurs de suivi plutôt que des inaugurations sans lendemain. Une doctrine d’État, dans l’esprit de l’auteur, c’est un cadre stable qui survit aux changements de gouvernement, contrairement à des décisions prises au fil de l’actualité.

Cette sortie s’inscrit dans le débat plus large sur la refondation institutionnelle engagée au Gabon depuis la transition. Elle reste, à ce stade, une prise de position personnelle et non une annonce officielle : aucune réaction du gouvernement n’a pour l’instant été rendue publique. Nos informations sur ce dossier restent à ce jour limitées à une seule source, et méritent d’être suivies dans les prochains jours pour vérifier si cet appel trouve un écho institutionnel.

À lire aussi