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Libreville : du chanvre caché dans son sac d'arachide

La DGR intercepte un jeune Gabonais et saisit un ballot dissimulé dans une marchandise venue du Cameroun.

Un jeune Gabonais sans emploi a été interpellé à Libreville avec un ballot de chanvre planqué dans un sac d'arachide. La Direction générale des recherches (DGR) le présente comme le maillon d'une filière qui tente de faire passer de la drogue sous couvert de denrées venues du Cameroun.

Sac d'arachide utilisé pour dissimuler un ballot de chanvre, saisi à Libreville.
Un sac d'arachide, la cache la plus discrète d'un ballot de chanvre intercepté par la DGR à Libreville.

Un sac d'arachide qui pèse son poids de surprises. La semaine dernière, à Libreville, la Direction générale des recherches (DGR) a mis la main sur un ballot de chanvre soigneusement dissimulé dans un sac de graines présenté comme en provenance du Cameroun.

L'homme interpellé s'appelle Manuel Jovan Moutendi. Jeune Gabonais au chômage, il est présenté comme le porteur de la marchandise, pas comme le cerveau d'un réseau. La DGR n'a pas attendu : elle le place derrière les barreaux le temps de l'enquête.

Pourquoi ça compte pour Libreville

Ce n'est pas une prise isolée. L'interpellation tombe après plusieurs semaines de surveillance autour des circuits d'approvisionnement qui irriguent la capitale. Le mode opératoire, lui, se répète : des denrées banales — arachide, vivres, marchandises diverses — servent d'écrin à une cargaison qui n'a rien à voir avec l'alimentation.

Le Cameroun comme point de départ annoncé, le marché de Libreville comme destination supposée. Deux éléments qui esquissent une route commerciale détournée, et que les enquêteurs cherchent maintenant à remonter.

La méthode : noyer la drogue dans le commerce ordinaire

Le chanvre n'arrive presque jamais par une porte dérobée. Il voyage dans les camions, les étals, les sacs de tout le monde. C'est ce qui rend la filière difficile à déloger : à chaque étape, la drogue prend l'apparence de la vie quotidienne.

Un ballot dans un sac d'arachide, c'est peu de volume, mais une piste entière. Qui a rempli le sac ? Qui devait le réceptionner à Libreville ? Ces questions sont désormais au cœur du travail de la DGR.

Une arrestation, pas une fin

Pour l'heure, un seul individu est entre les mains des enquêteurs. L'enquête doit établir s'il n'est qu'un passeur, un maillon payé pour transporter la marchandise, ou s'il dispose de contacts plus haut dans la chaîne. Le profil de Manuel Jovan Moutendi — jeune, sans emploi — interroge autant qu'il alerte sur la façon dont les réseaux recrutent.

Sur le terrain, le message de la DGR est clair : les convois de vivres ne sont plus un angle mort. Chaque sac peut être ouvert, chaque provenance vérifiée. La suite de l'enquête dira si cette interception coupe une route ou déplace simplement le trafic.

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