Le Gabon lance sa plateforme contre le plastique, une première en Afrique centrale
Premier pays d'Afrique centrale à rejoindre le dispositif NPAP, le Gabon fédère État, communes, entreprises et société civile contre les déchets plastiques.
Le Gabon a lancé officiellement sa Plateforme Nationale d'Action sur le Plastique (NPAP Gabon), pilotée par la Direction Générale de l'Environnement. Objectif : coordonner une riposte collective face à des déchets qui étouffent mangroves, cours d'eau et littoral.

Le Gabon frappe un grand coup. Ce 6 octobre, à Libreville, le ministre des Eaux et Forêts, de l'Environnement et du Climat, Maurice Ntossui Allogo, a présidé le lancement officiel de la Plateforme Nationale d'Action sur le Plastique (NPAP Gabon).
En adhérant à ce dispositif, le Gabon devient le premier pays d'Afrique centrale à se doter d'un tel cadre. Un signal fort pour une nation qui revendique son rôle de pionnier de la gouvernance environnementale dans la sous-région.
Près de 900 km de littoral sous pression
Le problème n'est pas abstrait. Le Gabon s'appuie sur près de 900 kilomètres de côtes, un atout devenu ligne de front. Les déchets urbains se déversent sans relâche dans les cours d'eau, les mangroves et l'océan.
Résultat : des écosystèmes marins dégradés et des plastiques qui remontent la chaîne alimentaire, jusqu'à menacer directement la santé des populations.
Une table ronde pour tout le monde
Le NPAP ne se contente pas d'un rond-point institutionnel. La plateforme rassemble le gouvernement, les communes, le secteur privé, les pré-collecteurs, la société civile, les femmes entrepreneures, la jeunesse et les universités, aux côtés des partenaires techniques et financiers.
Le pilotage revient à la Direction Générale de l'Environnement et de la Protection de la Nature (DGEPN), en partenariat avec le Partenariat mondial pour l'action contre les plastiques du Forum Économique Mondial et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Une feuille de route dès la première année
Dès sa première année, le mécanisme doit consolider une gouvernance inclusive et guider l'élaboration d'une feuille de route nationale d'action. Il s'agit aussi d'aligner politiques publiques, données scientifiques, financement et innovation industrielle sur toute la chaîne de valeur du plastique.
Concrètement, le Gabon se dote d'un instrument pour transformer des initiatives dispersées en une stratégie coordonnée, mesurable, du ramassage au recyclage.
Avec le NPAP, Libreville envoie un message clair : la lutte contre le plastique n'est plus l'affaire d'un seul ministère, mais celle de tout un pays.
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