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International

Le Bénin décroche 100 millions d’euros pour son agriculture

Deux banques européennes financent l’industrialisation des filières agricoles béninoises.

Le Bénin vient d’obtenir un financement de 100 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement et de la Banque internationale pour l’industrie et le commerce. L’objectif : muscler les chaînes de valeur agricoles d’un pays où ce secteur pèse un quart du PIB.

Parcelle agricole au Bénin avec des travailleurs dans un champ
L'agriculture emploie plus d'un tiers de la population active au Bénin.

Cent millions d’euros. C’est la somme que le Bénin vient de sécuriser auprès de deux bailleurs européens pour transformer son agriculture. L’information, encore fraîche, mérite d’être suivie de près à Libreville : elle dit beaucoup des stratégies de financement que d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Ouest pourraient reproduire.

Un secteur qui fait vivre un Béninois sur trois

L’agriculture n’est pas un détail dans l’économie béninoise. Elle représente près de 25% du PIB et emploie plus du tiers de la population active. Autant dire que chaque franc investi dans ce secteur a un effet direct sur des millions de foyers.

Le financement doit surtout faciliter l’accès au crédit pour les acteurs des filières stratégiques. Concrètement, cela veut dire des producteurs, des transformateurs et des exportateurs qui pourront enfin emprunter pour moderniser leurs outils, sans dépendre uniquement de l’aide extérieure ou de circuits informels souvent coûteux.

Une porte d’entrée dans la stratégie européenne Global Gateway

Cet appui s’inscrit dans le programme européen Global Gateway, le plan de l’Union européenne pour financer des infrastructures et des projets structurants hors du continent. Pour Bruxelles, c’est une façon d’ancrer sa présence économique en Afrique de l’Ouest face à d’autres puissances. Pour Cotonou, c’est un levier pour industrialiser un secteur encore largement artisanal.

Et pour le Gabon, dans tout ça ?

Le Gabon n’est pas directement concerné par ce financement. Mais l’exemple béninois illustre une tendance que suivent de près les autorités gabonaises engagées dans la diversification de leur économie hors pétrole : mobiliser des financements internationaux ciblés pour structurer des filières agricoles porteuses, du cacao au manioc en passant par l’hévéa. Reste à voir si des mécanismes similaires, associant banques européennes et partenaires régionaux, pourraient un jour bénéficier aux filières gabonaises.

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