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La Guinée se dote d'une École de Guerre

Le président Mamadi Doumbouya crée un établissement d'enseignement militaire supérieur de deuxième degré.

Un décret présidentiel diffusé à la télévision nationale guinéenne acte la naissance de l'École de Guerre de Guinée (EGG). Un outil de formation de haut niveau pour les cadres de l'armée, dans un pays en pleine refondation de son dispositif militaire.

Portrait officiel du président guinéen Mamadi Doumbouya.
Le président Mamadi Doumbouya, à l'origine du décret créant l'École de Guerre de Guinée.

C'est une décision qui ne fait pas de bruit, mais qui pèse. Le président guinéen Mamadi Doumbouya a signé un décret créant l'École de Guerre de Guinée (EGG), annonce diffusée à la télévision nationale. L'établissement est classé comme école d'enseignement militaire supérieur de deuxième degré, le rang le plus élevé dans le cursus des armées.

À quoi servira cette école ?

L'EGG formera les officiers supérieurs à la stratégie, à la planification opérationnelle et au commandement interarmes. Autrement dit : là où l'on prépare les cadres qui pensent la guerre, pas seulement ceux qui la font.

Dans une armée qui se réorganise, ce type d'école se pose comme le maillon manquant entre la formation initiale et les postes de responsabilité. Les promotions sortantes irriguent ensuite les états-majors et les grandes unités.

Une refondation qui prend forme

Depuis son arrivée au pouvoir, Mamadi Doumbouya revendique une refonte complète de l'appareil sécuritaire guinéen. La création d'une école de rang supérieur s'inscrit dans cette trajectoire. Elle doit asseoir une doctrine nationale et réduire la dépendance à des formations dispensées hors du pays.

Le choix du format — deuxième degré — n'est pas anodin. Il place l'EGG au sommet de la pyramide des écoles militaires guinéennes, un statut réservé aux institutions qui forment les futurs chefs d'état-major et stratèges de haut rang.

Ce que cela change

Pour Conakry, l'enjeu est double : souveraineté et autonomie capacitaire. Une armée qui forme elle-même ses cadres supérieurs dépend moins de l'extérieur et gagne en cohérence.

Les modalités pratiques — ouverture, premier recrutement, cursus exact — ne sont pas encore connues. Un décret signé n'est pas une école ouverte ; il en fixe le cadre. C'est la première étape d'un chantier qui s'annonce long.

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