Justice : Oligui Nguema verrouille la rentrée judiciaire
Le chef de l'État a réuni les responsables de l'appareil judiciaire avant l'ouverture de l'année judiciaire, fixée au 5 octobre.
À quelques jours de l'ouverture de la nouvelle année judiciaire, Brice Clotaire Oligui Nguema a rassemblé les principaux acteurs de la magistrature pour passer en revue les décisions engagées. Objectif : arriver au 5 octobre sans zone d'ombre.

Le rendez-vous était dans tous les esprits. À quelques jours de l'ouverture de la nouvelle année judiciaire, fixée au 5 octobre, le président de la République a réuni les responsables de l'appareil judiciaire gabonais. Brice Clotaire Oligui Nguema, en sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature, a lui-même conduit la séance de travail.
Un état des lieux sans détour
Autour de la table : les chefs de juridiction, les responsables du parquet et les encadrants de l'institution judiciaire. Au menu, la mise en œuvre des décisions déjà prises pour le secteur. Pas de grandes annonces, mais un point d'étape : ce qui avance, ce qui bloque, ce qu'il faut boucler avant l'ouverture solennelle.
Le calendrier est connu : le 5 octobre, les juridictions rouvrent. Et une rentrée judiciaire ne s'improvise pas. Dossiers en souffrance, audiences à programmer, personnel à mobiliser — tout se joue dans les jours qui viennent.
Le CSM, une instance clé
Que dit le droit gabonais ? Le Conseil supérieur de la magistrature est l'organe qui garantit l'indépendance des juges. Il gère leur carrière, leurs nominations, leur discipline. Que son président convoque les acteurs avant la rentrée n'a donc rien d'anodin : c'est le signal que la Justice reste une priorité affichée du sommet de l'État.
Dans un pays où les justiciables attendent des décisions rapides, cette implication directe du chef de l'État envoie un message clair aux juridictions : rendez-vous le 5 octobre, et soyez prêts.
Ce que ça change
Pour les Gabonais, l'enjeu est concret. Une justice qui tourne, c'est des dossiers qui avancent au lieu de dormir, des audiences qui se tiennent, des décisions qui tombent. La séance de travail de ces derniers jours vise précisément à éviter le scénario d'une rentrée en ordre dispersé.
La balle est désormais dans le camp des juridictions. Elles ont quelques jours pour aligner leurs effectifs et leurs dossiers. Verdict le 5 octobre. D'ici là, aucune excuse ne tiendra.
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