Justice : Oligui Nguema installe trois hauts magistrats
Rentrée judiciaire 2026 : le chef de l'État fixe l'intégrité comme règle, loin des « belles robes ».
Au Palais de Justice de Libreville, Brice Clotaire Oligui Nguema a ouvert l'année judiciaire 2026 et installé trois responsables des hautes juridictions. Message clair : une justice impartiale, accessible et digne de la confiance des Gabonais.

L'audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux a réuni, ce 5 octobre 2026 au Palais de Justice de Libreville, tout ce que le Gabon compte de magistrats, d'avocats et de greffiers. À la tribune, le Président de la République, Chef de l'État et Président du Conseil supérieur de la magistrature, Brice Clotaire Oligui Nguema.
L'instant n'était pas qu'un rituel de calendrier. Trois hauts magistrats ont officiellement pris leurs fonctions à la tête des hautes juridictions du pays. La Ve République met ses juges en ordre de marche.
« Fini les belles robes »
Le message a claqué comme un rappel à l'ordre : place à l'intégrité et aux décisions équitables. Comprendre : moins de posture, plus de rigueur ; moins de procédures qui s'éternisent, plus de jugements rendus dans les délais.
Dans une salle où les robes se comptent par dizaines, la formule dit l'essentiel. Ce que le justiciable attend d'un tribunal, ce n'est pas la solennité : c'est une décision juste, dans un délai raisonnable, et un juge qu'on ne peut pas acheter.
Ce que ça change pour le justiciable
Deux Gabonais sur trois disent n'avoir jamais poussé la porte d'un tribunal. Pas seulement par peur des frais : par peur que le dossier se perde, que la partie adverse soit mieux introduite, que le jugement mette des mois à tomber.
La refondation affichée vise ce point précis : une justice impartiale, accessible et digne de la confiance des Gabonais. Le chef de l'État en a fait l'un des marqueurs de son mandat, et cette rentrée le rappelle sans détour.
Le rendez-vous annuel a donc valeur d'engagement public. L'intégrité proclamée dans une salle dorée devra se vérifier dans les greffes de Libreville, de Port-Gentil, de Franceville et d'ailleurs, là où les justiciables déposent leurs plaintes au quotidien.
La prochaine étape
Trois responsables installés, une consigne posée : les décisions qui tomberont dans les prochains mois seront le vrai test. Délais tenus, jugements exécutés, dossiers traités sans passe-droit — c'est là que se mesurera la refonte annoncée.
Les Gabonais n'ont pas besoin d'un discours de plus sur la justice. Ils ont besoin de voir les affaires jugées, et vite. Le compte à rebours de cette année judiciaire commence maintenant.
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